Le Parti de la Justice et du Développement a dénoncé ce qu’il qualifie de « niveau dégradé » des productions télévisées diffusées durant le mois de Ramadan sur les chaînes publiques marocaines, appelant le gouvernement et les institutions médiatiques à intervenir afin de garantir le respect des valeurs de la société marocaine et de ses références culturelles.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion de son secrétariat général présidée par Abdelilah Benkirane, le parti affirme que plusieurs programmes diffusés actuellement contiennent des « scènes choquantes et contraires à la pudeur ». Selon lui, ces contenus constitueraient une provocation envers les familles marocaines et un dépassement des normes éthiques et des règles qui devraient régir les chaînes publiques.
Le communiqué indique également que le parti rejette ce qu’il considère comme « une atteinte répétée à l’identité nationale », insistant sur la nécessité pour le pôle audiovisuel public de respecter les cahiers des charges ainsi que les constantes nationales de la société marocaine.
Le parti souligne que le statut de ces chaînes, en tant que médias publics financés par des fonds publics, les oblige à proposer des programmes respectueux et conformes aux valeurs de la société, plutôt que de diffuser des contenus jugés irresponsables et incompatibles avec le caractère sacré du mois de Ramadan.
Dans ce contexte, le PJD appelle à une révision des politiques de production et de gestion du contenu audiovisuel public, afin de préserver la dignité du téléspectateur marocain et de protéger les jeunes publics contre des programmes qui ne contribuent pas au rayonnement culturel et aux valeurs de la société.
Cette prise de position s’inscrit dans un ensemble d’observations formulées par le parti concernant plusieurs questions nationales. Le secrétariat général a notamment exprimé des réserves quant à la gestion du secteur médiatique et culturel, dénonçant ce qu’il qualifie d’absence d’approche participative et de faible prise en compte des attentes des citoyens ainsi que des recommandations des institutions constitutionnelles.






