Le feuilleton judiciaire de l’ancien bâtonnier et ex-ministre des Droits de l’Homme, Mohamed Ziane, connaît un nouveau développement. La Cour d’appel de Rabat a décidé de renvoyer l’examen de son dossier au 17 mars prochain. Ce report a été acté afin de permettre la convocation d’un troisième co-accusé, dont la présence est jugée nécessaire au bon déroulement de la procédure.
Cette audience marquait la deuxième comparution de l’ancien secrétaire général du Parti marocain libre (PML) depuis que la Cour de cassation a annulé son précédent jugement. Au cours des débats, le collectif de défense a longuement plaidé pour une mise en liberté provisoire. Les avocats ont mis en avant des raisons humanitaires, citant l’âge avancé de leur client et la dégradation de son état de santé, tout en assurant que ce dernier présentait toutes les garanties de représentation nécessaires. La défense s’est également appuyée sur les nouvelles dispositions du Code de procédure pénale pour appuyer sa requête.
Toutefois, la Cour n’a pas suivi ces arguments. Elle a prononcé le rejet de la demande de liberté provisoire, ordonnant le maintien de Mohamed Ziane en détention à la prison locale d’El Arjat.
Pour rappel, l’ancien ministre est poursuivi pour des griefs financiers liés à sa gestion du PML, notamment pour détournement et dilapidation de fonds publics ainsi que pour l’obtention d’avantages indus. Condamné initialement à cinq ans de prison ferme en première instance, sa peine avait été ramenée à trois ans en appel avant que la Cour de cassation ne casse l’arrêt et n’ordonne le renvoi de l’affaire. La séance du 17 mars sera donc déterminante pour reprendre l’instruction sur le fond et statuer à nouveau, conformément aux directives de la plus haute juridiction du pays.






