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Aït Melloul : le Parti de l’Istiqlal claque la porte de la majorité communale

La section locale du Parti de l’Istiqlal (PI) à Aït Melloul a annoncé son retrait définitif de la coalition qui dirige le conseil communal. Une décision actée lors d’une assemblée générale organisée sous le thème « Pour une justice territoriale et un développement réel d’Aït Melloul ».

Dans un communiqué, les istiqlaliens expliquent que ce choix est le fruit de longues discussions internes avec militants et élus. Ils considèrent que la poursuite de l’alliance ne sert plus les intérêts des habitants et s’éloigne des principes du parti fondés sur la bonne gouvernance et la primauté du service public.

Le PI dit exprimer sa solidarité avec les populations locales, en particulier celles des quartiers fragilisés par la précarité et le manque de services essentiels. Il tient la majorité actuelle pour responsable de ce qu’il qualifie de « manquements et retards dans la satisfaction des attentes des citoyens ». Dans le même souffle, il réaffirme son attachement aux grandes réformes sociales impulsées par le Roi, visant à consolider l’État social et à améliorer la dignité des Marocains.

La section locale ne ménage pas ses critiques envers le président du conseil communal, accusé de « désintérêt et d’ignorance » vis-à-vis des propositions formulées par ses partenaires istiqlaliens. Un comportement perçu comme le signe d’une absence de volonté réelle de réforme. Dès lors, le retrait n’est pas présenté comme un simple choix organisationnel, mais comme un acte politique destiné à dire non à ce que le parti appelle « l’improvisation et la gestion hasardeuse » du dossier communal.

Dans cette nouvelle configuration, les élus istiqlaliens sont appelés à défendre plus vigoureusement les intérêts des habitants et à faire pression pour répondre aux urgences locales. Le parti promet de rester fidèle à ses principes et de placer les préoccupations citoyennes au cœur de son action.

En réaction, Hicham Kaissouni, président du conseil communal d’Aït Melloul, a tenu à rappeler que toutes les décisions sont prises dans un esprit de consensus entre les composantes de la majorité. Il estime que l’interprétation de ce retrait relève uniquement de l’organe qui l’a décidé, à condition de respecter la loi organique 113.14 relative aux collectivités territoriales. Le président a également nié toute gestion unilatérale, affirmant que les procès-verbaux officiels des sessions prouvent le respect des procédures légales et institutionnelles.

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