La défense d’un groupe de supporters — un ressortissant français d’origine algérienne et deux Sénégalais — condamnés en première instance pour leur implication dans les actes de vandalisme ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Maroc, a introduit une demande de liberté provisoire devant la Cour d’appel de Rabat.
Saisie de cette requête, la juridiction a décidé, lundi, de reporter l’examen du dossier au 30 mars prochain, afin de permettre à la défense de compléter ses plaidoiries avant le prononcé du verdict en appel.
Pour rappel, le 19 février, le tribunal de première instance avait condamné les mis en cause à des peines allant de quatre mois à un an de prison ferme, assorties d’amendes comprises entre 1 200 et 5 000 dirhams. Ils étaient poursuivis pour « provocation d’actes de vandalisme lors de la finale opposant le Maroc au Sénégal, agression contre des agents des forces de l’ordre et des bénévoles, intrusion sur la pelouse et dégradation d’équipements sportifs ».
Lors de cette première audience en appel, la défense a insisté sur la nécessité d’accorder la liberté provisoire à ses clients, estimant que certaines qualifications retenues ne sont pas proportionnées aux peines prononcées. Elle a également formulé des observations sur le déroulement du procès en première instance.
Maître Jawad El Benaissi, avocat du ressortissant français d’origine algérienne, a indiqué que son client avait été acquitté de quatre chefs d’accusation en première instance. Selon lui, la condamnation repose désormais uniquement sur un jet de bouteille d’eau, un fait qu’il juge insuffisant pour justifier le maintien en détention. L’avocat a affirmé avoir présenté toutes les garanties légales nécessaires, proposant notamment le retrait du passeport et le placement sous contrôle judiciaire jusqu’au jugement définitif.
De son côté, l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme (OMDH) a assuré que la procédure se déroule dans le respect des principes constitutionnels et des standards internationaux du procès équitable, garantissant l’indépendance et l’impartialité de la justice ainsi qu’un traitement équilibré entre la défense et le ministère public.






