Pour sa première sortie à la tête de la sélection nationale, Mohamed Ouahbi a dû se contenter d’un match nul (1-1) face à l’Équateur, au terme d’une rencontre intense disputée au Metropolitano. Un résultat frustrant au vu du scénario, mais porteur d’enseignements pour le nouveau patron des Lions de l’Atlas.
Dès la publication de la composition, le successeur de Walid Regragui a affiché sa volonté d’ouvrir un nouveau cycle. Les titularisations d’Issa Diop en défense et de Neil El Aynaoui au milieu ont symbolisé cette transition assumée. L’idée : injecter du sang neuf tout en conservant une ossature expérimentée.
Sur le terrain, les Marocains ont toutefois connu une entame compliquée, laissant l’initiative aux Sud-Américains. Fidèle à ses principes, Ouahbi a insisté sur une relance courte et un jeu construit depuis l’arrière, s’appuyant notamment sur la mobilité du trio Ounahi–Saibari–El Aynaoui. Une approche ambitieuse, mais parfois risquée face aux projections rapides adverses, qui ont contraint Yassine Bounou à multiplier les interventions décisives.
La seconde période a confirmé les difficultés marocaines. L’ouverture du score équatorienne à la 55e minute a mis en lumière les fragilités du moment. Dos au mur, les Lions ont néanmoins réagi avec caractère. Les entrées de Soufiane Rahimi et de Bilal El Khannouss ont apporté davantage de verticalité et de créativité dans les derniers mètres.
Le tournant du match est intervenu sur penalty, sans que le Maroc ne parvienne à concrétiser immédiatement. Malgré un but refusé par la VAR et plusieurs situations mal exploitées — à l’image du manque de tranchant de Brahim Diaz — les Lions ont fini par trouver la faille dans les ultimes instants, arrachant une égalisation méritée au regard de leur réaction.
Si tout n’a pas été parfait, cette première sortie a permis de dégager des tendances claires : volonté de possession, intégration progressive des nouveaux profils et maintien des cadres comme Achraf Hakimi dans un rôle moteur.
Le prochain rendez-vous face au Paraguay offrira à Mohamed Ouahbi l’occasion d’affiner ses réglages, avec un objectif clair : transformer les promesses en victoire.






