Approché par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) pour reprendre les commandes de la sélection nationale avant l’échéance de 2026, le technicien catalan Xavi Hernández a finalement décliné l’invitation. Un refus qui, loin d’être un désaveu, souligne les exigences de l’ancien coach du Barça et la nouvelle stature internationale du football marocain.
Une question de timing plus que d’ambition
L’information, confirmée par la radio-télévision publique espagnole RTVE, a fait l’effet d’une déflagration dans le milieu du football : le Maroc a tenté le « coup » Xavi. Libre de tout contrat depuis son départ du FC Barcelone à l’été 2024, le champion du monde 2010 était la cible d’une partie des décideurs de la FRMF pour insuffler un nouveau souffle tactique aux Lions de l’Atlas.
Pourtant, Xavi Hernández a préféré la prudence. Selon les sources espagnoles, le Catalan estime que le délai restant avant le Mondial 2026 est trop court pour imprégner la sélection de sa philosophie de jeu complexe, basée sur le placement et la possession. Fidèle à sa réputation de bâtisseur, Xavi refuse les missions « commando » et privilégie les projets structurés sur le temps long.
La stabilité maintenue autour de Walid Regragui
Ce refus de l’icône blaugrana conforte, de fait, la position de Walid Regragui. L’artisan de l’épopée qatarie conserve les clés du camion national. La FRMF, tout en explorant des pistes de prestige pour l’avenir, réaffirme sa confiance envers le sélectionneur actuel pour assurer la continuité et la cohésion d’un groupe qu’il connaît par cœur. L’objectif reste inchangé : capitaliser sur les acquis de 2022 pour briller lors du Mondial 2026, dont le Maroc sera l’un des pays hôtes.
Le Maroc, nouvel aimant du football mondial
Si les discussions n’ont pas abouti pour l’immédiat, elles révèlent un changement de paradigme majeur. Le fait qu’un entraîneur de la trempe de Xavi Hernández soit sérieusement approché — et qu’il laisse la porte ouverte pour l’après-2026 — prouve que le Maroc ne boxe plus dans la catégorie des outsiders.
Grâce à des infrastructures de rang mondial et une génération de joueurs évoluant dans les plus grands clubs européens, le Royaume est devenu une destination de choix pour l’élite mondiale du coaching. L’épisode Xavi n’est donc pas un échec, mais le marqueur d’une ambition décomplexée : le Maroc n’attend plus le futur, il le provoque.






