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Corruption et scandale d’arbitrage secouent la CAF après la finale polémique de la CAN 2025 au Maroc

Un mois après la finale controversée qui a terni l’image du football africain aux yeux de milliards de spectateurs, le scandale refait surface, mettant en lumière des pratiques de gestion douteuses au sein de la Confédération africaine de football (CAF), à la suite de la fuite de déclarations explosives attribuées au président de la commission d’arbitrage.

Les sanctions jugées disproportionnées prononcées par la commission de discipline de la CAF à l’encontre de l’équipe nationale sénégalaise et de son staff apparaissent désormais comme soigneusement calibrées par une instance gangrenée par la corruption. Selon les déclarations fuitées, le président de la commission d’arbitrage aurait admis avoir donné des instructions à l’arbitre central de la finale afin de ne pas distribuer de cartons jaunes aux joueurs sénégalais pendant plus de 17 minutes après la fin du match, et ce, sans autorisation.

Ces révélations mettent en lumière l’ampleur de la corruption au sein de la CAF, dirigée par le président Patrice Motsepe, perçu comme incapable d’imposer une application stricte des règles, provoquant l’indignation et la frustration parmi les dirigeants des fédérations africaines, qui devraient bientôt exprimer publiquement leur position face à ce chaos institutionnel.

Lors d’une réunion du bureau exécutif tenue en Tanzanie, Olivier Safari, président de la commission d’arbitrage, a déclaré avoir donné instruction à l’arbitre central de la finale d’éviter de sanctionner les joueurs sénégalais afin de ne pas « entraver le déroulement normal du match », une ingérence grave dans le travail des arbitres, qui pourrait justifier une action judiciaire de la part des autorités du pays hôte, en l’occurrence l’Égypte.

Cette ingérence dans le déroulement de la finale s’ajoute à la révélation selon laquelle le président de la commission d’arbitrage ignorait l’identité des arbitres ayant officié lors de la finale, ainsi que d’autres rencontres de la compétition.

Il est à noter que plusieurs présidents de fédérations africaines de football ont refusé de participer à cette réunion, parmi lesquels le premier vice-président Fouzi Lekjaa et le dirigeant égyptien Hani Abou Rida, ainsi que d’autres responsables ayant dénoncé la désorganisation et la corruption qui gangrènent la CAF, marquant ainsi leur désapprobation par un boycott de la rencontre.

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