La tension monte autour de la finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Le gouvernement sénégalais a réagi, mercredi, à la décision de la commission d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) déclarant la sélection du Sénégal perdante par forfait face au Maroc, offrant ainsi la victoire aux Lions de l’Atlas sur le score de 3-0.
Dans un communiqué officiel, les autorités de Dakar ont exprimé leurs réserves quant à l’interprétation des règlements sportifs ayant conduit à cette sanction. Le gouvernement sénégalais estime que l’issue de la rencontre devait être déterminée exclusivement sur le terrain et refléter la performance des joueurs durant le match, remettant en question la légitimité d’une décision administrative modifiant le résultat final.
Dakar a par ailleurs annoncé son intention d’explorer toutes les voies de recours possibles, y compris devant les juridictions sportives internationales telles que le Tribunal arbitral du sport (TAS), afin de contester cette décision. Une démarche qui marque une opposition frontale à un verdict émanant d’un organe juridictionnel interne de la CAF.
Du côté de l’instance panafricaine, la commission d’appel a justifié sa décision par l’application des articles 82 et 84 du règlement de la compétition. Ces dispositions encadrent les cas de manquements disciplinaires pouvant entraîner un forfait. En vertu de l’article 84, le Sénégal a été déclaré perdant sur tapis vert, avec un score homologué de 3 buts à 0 en faveur du Maroc.
La décision, fondée sur des textes réglementaires précis, est considérée comme juridiquement contraignante au sein des structures de la CAF, ce qui pourrait rendre la procédure de contestation particulièrement complexe.
Par ailleurs, le gouvernement sénégalais a réaffirmé sa solidarité envers ses ressortissants interpellés au Maroc à la suite des incidents et actes de vandalisme ayant émaillé l’après-match de la finale. Les autorités sénégalaises assurent suivre ce dossier de près.
Au-delà de l’aspect strictement sportif, cette affaire prend désormais une dimension institutionnelle et diplomatique, à quelques mois d’échéances majeures pour le football africain.






