À l’approche du mois de Ramadan, le débat sur les prix et la disponibilité des produits halieutiques s’intensifie, particulièrement après les récentes perturbations météorologiques qui ont freiné l’activité de la pêche ces dernières semaines. Composante essentielle de la table du Ftour, le poisson fait l’objet d’une attention particulière des ménages marocains, sensibles à la moindre variation de l’offre.
L’impact du climat et de la biologie
Selon les professionnels du secteur, les aléas climatiques — pluies, vents forts et baisse des températures — ont directement impacté le volume des captures. Cette situation coïncide également avec la période de repos biologique pour certaines espèces. Toutefois, les observateurs se montrent rassurants : l’amélioration prévue des conditions météorologiques et la reprise normale de l’activité des navires devraient progressivement rétablir l’équilibre des marchés.
Des prévisions d’acalmie sur les prix
Les acteurs du secteur anticipent une offre relativement limitée durant les premiers jours du Ramadan, avant une hausse des volumes dès que la mer se stabilisera et que les débarquements en ports deviendront réguliers. Cette dynamique devrait favoriser une baisse graduelle des prix vers le milieu du mois sacré.
Le poisson congelé comme levier de régulation
Pour contrer la spéculation et garantir la stabilité de l’approvisionnement, les professionnels soulignent que le renforcement de l’offre en poissons congelés constitue une alternative stratégique. L’élargissement des points de vente et l’injection de quantités supplémentaires sur le marché permettraient de réguler les tarifs.
Vers une stratégie de durabilité
Au-delà de la conjoncture, les experts appellent à une réflexion à long terme pour garantir la souveraineté alimentaire halieutique. Cela passe par :
Le développement des chaînes de froid et de stockage aux normes sanitaires strictes.
L’investissement dans l’aquaculture pour réduire la dépendance aux aléas climatiques.
Avec l’embellie météo attendue, les consommateurs espèrent un retour à l’abondance sur les étals, gage d’un impact positif sur leur pouvoir d’achat durant cette période de forte demande.






