La qualité des programmes diffusés sur les chaînes de télévision marocaines durant le mois de Ramadan fait l’objet de vives critiques de la part de la Fédération Marocaine des Droits du Consommateur (FMDC). Dans un communiqué, l’organisation estime que la grille de programmation de cette saison est excessivement dominée par les écrans publicitaires, au point de transformer un rendez-vous culturel attendu en une expérience jugée pesante pour les téléspectateurs.
La Fédération pointe particulièrement les contenus proposés par Al Aoula et 2M durant cette période, traditionnellement marquée par les plus fortes audiences. Selon elle, les productions diffusées ne correspondent ni au rôle de service public et de promotion de la création artistique que ces chaînes sont censées assumer, ni aux attentes d’un public en quête de qualité et de renouveau.
Le communiqué souligne que plusieurs œuvres véhiculeraient une image sociale négative et frustrante, tandis que certains programmes seraient réduits à de simples contenus de remplissage, servant principalement de support à la diffusion d’un volume important de spots publicitaires. L’organisation déplore également la faiblesse du contenu artistique et l’absence d’innovation, évoquant des scénarios répétitifs et des prestations d’acteurs jugées peu convaincantes, manquant de suspense et de créativité.
La FMDC critique par ailleurs l’absence d’un humour de qualité dans la programmation ramadanesque et estime que le niveau général des productions ne répond pas aux aspirations du public. Elle s’insurge également contre la multiplication des coupures publicitaires, considérant que cet excès pourrait, paradoxalement, nuire à l’image des produits promus auprès des consommateurs.
En conclusion, la Fédération appelle à une révision en profondeur des politiques de production et de programmation des chaînes nationales, afin de garantir une offre médiatique et culturelle plus exigeante, en phase avec les évolutions économiques, sociales et culturelles que connaît le Maroc.






