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Les professionnels des cafés et restaurants critiquent le maintien du GMT+1

La Fédération nationale des propriétaires de cafés et restaurants au Maroc a renouvelé son appel à l’abandon de l’heure supplémentaire (GMT+1), à travers une correspondance officielle adressée au Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, mettant en avant les répercussions négatives de ce choix sur l’activité du secteur et sur la vie quotidienne des citoyens.

L’organisation professionnelle indique que le maintien de ce régime horaire engendre, selon son analyse, des effets tangibles sur le rythme de travail dans les cafés et restaurants. Elle souligne que le dérèglement de l’horloge biologique des citoyens influe sur les comportements de consommation et les horaires de l’activité économique. Elle estime également que cette situation affecte plusieurs domaines, notamment la productivité professionnelle, les performances scolaires, ainsi que les équilibres sociaux et psychologiques.

La correspondance met en exergue le fait que ce système horaire contraint, en particulier durant la période hivernale, un grand nombre de citoyens à se déplacer tôt le matin dans l’obscurité, soulevant des préoccupations liées à la sécurité et aux conditions de travail et d’étude.

La fédération considère que, malgré les avantages invoqués en termes d’alignement temporel avec certaines entreprises étrangères opérant au Maroc, ce choix produit des effets directs sur plusieurs secteurs employant une main-d’œuvre importante, dont celui des cafés et restaurants.

Elle souligne en outre que le maintien de l’heure supplémentaire relance le débat sur l’organisation du temps officiel et ses implications économiques et sociales, évoquant la notion de « souveraineté temporelle » et la nécessité d’adapter les choix horaires aux réalités locales et aux attentes des professionnels et des citoyens.

Par ailleurs, l’organisation a regretté l’absence de réponse à une précédente correspondance adressée au gouvernement le 30 octobre 2025, estimant que ce silence ne correspond pas aux exigences de dialogue avec les acteurs économiques. Elle a, à cet égard, rappelé les orientations exprimées dans les discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, soulignant l’importance de l’écoute des préoccupations des citoyens.

Cette démarche intervient dans un contexte de débat persistant autour du régime horaire au Maroc, marqué par des appels récurrents de la part d’acteurs professionnels et de la société civile à sa révision, face à la position des autorités qui maintiennent ce choix pour des raisons liées à des considérations économiques et énergétiques.

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