Le bassin du Loukkos a enregistré des précipitations particulièrement importantes, ayant conduit le barrage Oued El Makhazine à atteindre un niveau de remplissage maximal. Cette situation a nécessité le lancement d’opérations de déversement préventif et maîtrisé à partir du 24 janvier dernier, avec un volume cumulé évacué de 281 millions de mètres cubes, en anticipation des apports hydriques attendus.
C’est ce qu’a indiqué Younes El Abdi, chef du service de la gestion des ressources en eau à la Direction de la recherche et de la planification du Ministère de l’Équipement et de l’Eau, précisant que le bassin du Loukkos figure parmi les zones ayant connu les cumuls pluviométriques les plus élevés, notamment au niveau du bassin du barrage Oued El Makhazine.
Selon ses déclarations à la presse, les apports hydriques du barrage ont atteint 845 millions de mètres cubes entre le 1er septembre et le dimanche 1er février 2026, dont 518 millions de mètres cubes enregistrés au cours de la seule semaine écoulée.
Ce volume dépasse la moyenne annuelle de 159 %, entraînant une hausse du stock à 960 millions de mètres cubes au 1er février 2026, avec un niveau de retenue de 67,72 mètres.
Face à cette situation, les autorités ont entamé dès le 24 janvier 2026 des opérations de déversement préventif, sans qu’aucune anomalie ne soit signalée, malgré le dépassement du niveau historique enregistré en 1996, estimé à 63,65 mètres.
Le responsable a souligné que, compte tenu des prévisions météorologiques annonçant une poursuite de la hausse des apports, les services concernés ont renforcé le dispositif de surveillance technique, avec des contrôles quotidiens et la réalisation de simulations anticipatives de scénarios de gestion, afin de garantir la sécurité du barrage et la continuité de ses fonctions.
Cette situation s’inscrit, selon Younes El Abdi, dans un contexte national général marqué par des précipitations abondantes et continues, ayant concerné l’ensemble du territoire national. Le cumul moyen national des précipitations a atteint 138 mm, enregistrant un excédent de 148 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Ces pluies ont généré des apports hydriques exceptionnels aux barrages, estimés à environ 7,8 milliards de mètres cubes.
Grâce à ces apports, le taux de remplissage des barrages au niveau national s’est nettement amélioré, atteignant 61,7 % à la date du jour, soit un stock hydrique de 10,4 milliards de mètres cubes, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2019.
En outre, le responsable a souligné que les barrages ont pleinement joué leur rôle en matière de protection contre les inondations et de régulation des écoulements des oueds, en permettant le stockage de près de 6 milliards de mètres cubes, contribuant ainsi de manière significative à réduire l’impact potentiel des crues sur plusieurs villes et zones rurales.






