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La revue de presse de ce mardi 26 mars

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Le Matin

Conseil supérieur du pouvoir judiciaire : comment le nouveau règlement intérieur donnera de l’élan à l’institution

Dans une démarche visant à consolider l’indépendance de la justice et à promouvoir un système judiciaire intègre et crédible, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) vient d’adopter un nouveau règlement intérieur. Fruit d’un processus d’harmonisation avec les lois organiques 100.13 et 106.13 récemment modifiées, ce texte ambitieux redéfinit les modalités d’organisation et de fonctionnement de cette instance constitutionnelle. Véritable feuille de route pour le CSPJ, il apporte des changements profonds dans la gestion des carrières des magistrats, la transparence des procédures disciplinaires et l’examen des réclamations contre le corps judiciaire. Un accent particulier est également mis sur le renforcement de l’éthique, de la déontologie et de l’indépendance des juges.

Mohamed Ouzzine : «Un remaniement ministériel ne changera rien et le gouvernement doit déclarer l’échec de son programme»

Depuis que sa formation est passée dans le camp de l’opposition, le secrétaire général du Mouvement populaire ne manque jamais une occasion pour fustiger le gouvernement. Samedi dernier, lors de son passage à Baït Assahafa à Tanger, il s’en est pris une nouvelle fois à l’Exécutif et à sa majorité. Mohamed Ouzzine a également évoqué les promesses électorales de la majorité, la réforme de la Moudawana et la grève dans les Facultés de médecine et de pharmacie. En ce qui concerne les spéculations sur un prochain remaniement du gouvernement, Ouzzine est d’avis que, de toute façon, cela ne servira à rien, tant que le programme du gouvernement restera le même. «Pourquoi un remaniement ? Pour remplacer des personnes ? S’il y a une chose à changer, c’est bien le programme du gouvernement, car sur les dix promesses faites, aucune n’a été honorée jusqu’à présent», soutient-il.

Gestion des ressources en eau : malgré les avancées, des défis persistent

Le constat établi par le think tank «Po- licy Center for the New South» dans sa dernière publication «Au fil de l’eau : l’innovation hydrique au Maroc», rendue publique vendredi dernier, confirme ce que l’on savait déjà. Le Maroc traverse l’une des périodes de sécheresse les plus difficiles. Mais ce qui caractérise particulièrement cette sécheresse, comme le souligne l’auteure de cet article de recherche, Fatima Ezzahra Mengoub, senior économiste au PCNS, c’est sa durée exceptionnelle de six années consécutives, marquant ainsi la période de sécheresse la plus longue de l’histoire du pays. En effet, sur cette période, le cumul des précipitations moyennes s’est établi à 127 mm seulement, contre une moyenne de 183 mm, représentant ainsi une baisse significative d’environ 30%. Cette situation critique se reflète également dans le niveau de remplissage des barrages, qui était de seulement 26% au 21 mars 2024, contre 34% à la même période de l’année précédente, ou même 71%, dix ans auparavant. Des statistiques alarmantes qui témoignent de l’ampleur du défi que représente la gestion des ressources en eau au Maroc.

Les Inspirations éco

Investissements publicitaires : les télécoms, rois de l’annonce

Les investissements publicitaires se portent plutôt bien cette année. En février 2024, ils ont progressé de 7,8% pour atteindre un total de 560 MDH. Cette bonne forme traduit, notamment, les gros investissements effectués par les secteurs des télécommunications et de la culture principalement. En termes de parts de marché, la télévision reste la grande perdante, avec une baisse de 6,2%. Au niveau des parts de marché en matière de publicité télévisée, les investissements sur 2M représentent 50,3% de l’ensemble du marché. La chaine d’Aïn Sebaa est suivie par Al Aoula (19,1%) et Medi1 TV (4,6%). Quant aux autres chaînes, elles représentent 26,1% de part de marché. En termes de passages télévisés, février 2024 en a enregistré 15.648, un chiffre en recul de 4% par rapport à février 2023 (16.295 passages). Les formats de 60 secondes ont été les plus utilisés.

Textile et habillement Professionnels et administration accordent leurs violons

Les inspections inopinées de l’Administration des douanes, opérées il y a quelques jours au niveau de certains magasins de vente de vêtements et de tissus, a créé un mouvement de panique auprès des revendeurs dont certains ont vu leurs marchandises saisies. Suite à ces opérations, jugées inappropriées par les professionnels, trois associations du secteur textile et habillement sont montées au créneau pour dénoncer ces pratiques et s’enquérir de la nature de cette campagne. Il s’agit de l’Association des entreprises moyennes et petites de l’industrie du textile et de l’habillement (AMPETH), de l’Association nationale des importateurs de tissus au Maroc (ANIT) et de l’Association de l’union des commerçants professionnels de Derb Omar (AUCPD). Une réunion s’est tenue entre les parties prenantes afin de clarifier les circonstances des récentes campagnes. Les discussions ont abouti à une entente entre les différentes parties.

L’Opinion

Précarité, inégalité, marginalisation… le taux d’activité des Marocaines en chute libre

Depuis l’an 2000, le Maroc a fait face à une baisse constante du taux d’activité féminin, chutant de manière significative de 28,1% à seulement 19% en 2023. Une statistique préoccupante qui contraste nettement avec le taux d’activité masculin, lequel se maintient à 69% pour la même année. Cette disparité de genre place le Maroc parmi les nations affichant les plus faibles taux d’activité féminins à l’échelle mondiale. Cette tendance à la baisse est exacerbée par plusieurs facteurs. Premièrement, l’économie marocaine ne parvient pas à générer suffisamment d’emplois pour absorber la croissance démographique. Les femmes sont particulièrement touchées par la diminution globale du taux d’activité. L’étude réalisée par le HCP révèle également que les femmes sont confrontées à un taux de chômage plus élevé que les hommes, atteignant 18,3% contre 11,5% respectivement. De plus, une grande proportion (41,5%) des femmes exerce dans le secteur agricole, souvent dans des emplois précaires et non rémunérés.

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