L’Association des barreaux du Maroc a décidé d’un arrêt total et continu de l’exercice professionnel pour une durée d’une semaine, à compter du 26 janvier 2026, en révision du calendrier initialement fixé dans son communiqué du 9 janvier 2026. Cette décision a été annoncée dans un nouveau communiqué publié par le Bureau de l’Association le samedi 17 janvier 2026.
L’Association avait auparavant appelé, dans son communiqué du 9 janvier, l’ensemble des avocats à observer un arrêt général du travail les jeudi et vendredi 15 et 16 janvier, puis les mardi et mercredi 20 et 21 janvier, avant de programmer une reprise de la grève les mercredi et jeudi 28 et 29 janvier 2026.
Cette escalade s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les avocats et le ministère de la Justice, en protestation contre la version finale du projet de loi n° 66.23 relatif à l’organisation de la profession d’avocat.
Dans ce cadre, l’Association a appelé l’ensemble des avocates et avocats à préparer les dossiers de leurs cabinets en prévision de cet arrêt total et prolongé des prestations professionnelles. Elle les a également exhortés à participer massivement à la manifestation nationale prévue le vendredi 6 février 2026, à partir de 10 heures, devant le siège du Parlement à Rabat.
Par ailleurs, le Bureau de l’Association a dénoncé ce qu’il qualifie de « déclarations irresponsables, contraires aux règles de l’éthique politique et portant atteinte au respect dû à une profession organisée, fondée sur des valeurs universelles et humanistes », rappelant le rôle central que joue la profession d’avocat sur les plans des droits humains, du social et de l’équilibre institutionnel dans un État de droit.
Les avocats ont également exprimé leur rejet catégorique d’une approche jugée non objective, marquée, selon eux, par une volonté manifeste d’éluder les véritables causes des dysfonctionnements de la justice au Maroc, et par une tentative qu’ils estiment irresponsable de diffuser des contre-vérités portant atteinte à la profession et à ses membres.
Le communiqué réaffirme enfin le refus absolu du projet de loi n° 66.23, appelant à son renvoi afin d’ouvrir un débat sérieux dans le cadre d’une démarche participative réelle et responsable. Il précise que les avocates et avocats du Maroc ne sauraient se reconnaître dans un texte législatif qui porterait atteinte aux fondements et aux constantes de leur profession.
Le Bureau de l’Association a conclu en appelant l’ensemble des structures et expressions professionnelles à se rassembler autour des institutions représentatives, à faire preuve d’une adhésion totale à leurs décisions, et a décidé de maintenir son Bureau en session permanente.






