à la uneSociété

Carburants au Maroc : Vers un litre de gasoil à 18 dirhams ?

Après les récentes hausses des prix des carburants au Maroc — variant entre 1,44 et 2 dirhams le litre suite à l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran — El Houssine Al-Yamani, Secrétaire général de la branche pétrole et gaz de la CDT et président du Front national pour la sauvegarde de la Samir, prévient qu’une nouvelle vague d’augmentations, plus sévère encore, est imminente.

Dans une déclaration accordée à Belpresse, le syndicaliste souligne que la guerre au Moyen-Orient s’étend dans le temps et l’espace, avec des répercussions terrifiantes sur l’économie mondiale. Il estime que les États-Unis ont « abattu leurs cartes » dans une quête de retour à l’ère coloniale et de contrôle des ressources par la force.

Le calcul d’un choc tarifaire
Selon ses analyses, au 22 mars, le prix du litre de gasoil sur le marché international a atteint environ 11 dirhams (soit 1 345 dollars la tonne). En y ajoutant les frais d’approche (port, stockage, transport), les taxes (environ 4 dirhams) et les marges des distributeurs (2 dirhams), Al-Yamani affirme que le prix à la pompe au Maroc pourrait atteindre 18 dirhams le litre à plus ou moins brève échéance.

Un appel à l’intervention de l’État
Face à cette menace sur le pouvoir d’achat des Marocains, déjà éprouvé par l’inflation issue du conflit russo-ukrainien, le responsable syndical appelle à une intervention d’urgence de l’État pour préserver la paix sociale. Ses recommandations sont claires :

Annuler la libéralisation des prix des carburants.

Plafonner les marges bénéficiaires des opérateurs.

Réduire les taxes (TIC et TVA) qui pèsent plus de 4 dirhams sur le gasoil et 5 dirhams sur l’essence.

Enfin, El Houssine Al-Yamani a insisté sur l’impératif de renforcer la souveraineté énergétique du Royaume. Cela passerait, selon lui, par la relance de la raffinerie de la Samir, l’encouragement de l’exploration pétrolière, la séparation des activités de stockage et de distribution, et la lutte contre l’exploitation des crises par les spéculateurs.

Related Posts

Leave A Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *