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 Après Leonardo, la tempête Marta menace à nouveau les régions déjà frappées par les inondations 

Le Royaume du Maroc fait face, ces dernières semaines, à une succession de perturbations météorologiques intenses qui ont profondément modifié la situation hydrique du pays, tout en générant d’importants défis sur le terrain. La tempête « Leonardo », qui a frappé les provinces du nord, a provoqué de graves inondations, notamment dans la ville de Ksar El Kébir ainsi que dans la région du Gharb, touchant Sidi Kacem, Sidi Slimane et plusieurs zones avoisinantes.

Ces fortes précipitations ont entraîné une hausse spectaculaire du niveau des oueds, des rivières et des fleuves, submergeant de vastes superficies agricoles et contraignant les autorités à procéder à l’évacuation de dizaines de milliers de personnes dans les zones les plus touchées, notamment Ksar El Kébir, Larache, Sidi Kacem, Sidi Slimane et Kénitra.

Les conséquences ont été lourdes sur la vie quotidienne. La ville de Ksar El Kébir a été quasiment paralysée, plusieurs établissements scolaires ont suspendu les cours par mesure de précaution, et la circulation a été interrompue sur d’importants axes routiers nationaux, notamment entre Sidi Kacem et Belksiri, entre Tanger et Tétouan, ainsi qu’entre Meknès et Sidi Kacem.

Alors que les régions sinistrées n’ont pas encore achevé leur phase de rétablissement, une nouvelle tempête, baptisée « Marta », s’approche du nord du Royaume, faisant craindre une aggravation de la situation météorologique. Les prévisions annoncent de nouvelles pluies très abondantes, particulièrement concentrées dans le nord-ouest du pays, notamment à Chefchaouen, Ouazzane, Tanger, Tétouan, M’diq, Larache et Ksar El Kébir.

Cette nouvelle vague d’intempéries suscite une vive inquiétude, d’autant plus que les sols sont désormais saturés en eau, ce qui augmente fortement le risque de ruissellement rapide, de crues soudaines et de glissements de terrain, en particulier dans les zones montagneuses et les reliefs du nord.

Les perturbations ne se limiteront pas aux précipitations. Des vents violents sont également attendus, avec des rafales pouvant atteindre 85 kilomètres à l’heure, susceptibles d’affecter la navigation maritime et certaines infrastructures. Par ailleurs, d’importantes chutes de neige sont prévues dans les massifs de l’Atlas et du Rif, sur les hauteurs dépassant 1 400 mètres d’altitude, accentuant la baisse des températures dans ces régions.

Malgré les lourdes contraintes imposées par ces épisodes climatiques successifs, un aspect positif se dégage sur le plan des ressources hydriques. Les précipitations abondantes ont permis à de nombreux barrages du Royaume d’atteindre des niveaux de remplissage élevés, voire records, renforçant ainsi les réserves stratégiques du pays.

Cette amélioration du stock hydrique devrait avoir un impact favorable sur la sécurité hydrique et alimentaire nationale, tout en apportant un soulagement notable au secteur agricole, durement éprouvé par plusieurs années consécutives de sécheresse.

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