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Vers 2026 : l’Istiqlal restructure sa stratégie électorale dans les grandes circonscriptions

À l’approche des élections législatives de 2026, le Parti de l’Istiqlal semble avoir amorcé une réorganisation stratégique de sa carte électorale, avec pour objectif de consolider sa base et de reconquérir des positions perdues lors des scrutins précédents. Cette approche pragmatique mise sur l’intégration de notables et de personnalités locales influentes, capables de mobiliser l’électorat, même si elles ne sont pas issues du noyau historique du parti.

Selon des sources internes, des cadres influents de l’Istiqlal ont engagé des négociations avec plusieurs élus et acteurs politiques locaux en situation de blocage dans leurs partis d’origine, soit en raison de rivalités internes, soit à cause de l’impossibilité de se voir attribuer une investiture pour les prochaines élections. Ces personnalités, qui disposent de réseaux d’influence solides et d’une expérience électorale avérée, représentent désormais des cibles privilégiées pour l’Istiqlal, qui mise sur le rendement électoral plutôt que sur la stricte fidélité idéologique.

La région de Rabat-Salé-Kénitra concentre une attention particulière. Les dirigeants du parti ont entamé des discussions avancées avec des figures actuellement affiliées au Mouvement Populaire et au Rassemblement National des Indépendants (RNI), certaines occupant des positions locales stratégiques. L’objectif : rééquilibrer les forces dans cette région, et notamment à Salé, où l’Istiqlal reste sous-représenté malgré le poids démographique et politique de la ville.

Au-delà de Rabat-Salé, le parti intensifie ses démarches dans le Nord, notamment dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Là aussi, il s’agit de cibler des candidats jouissant d’une forte implantation locale, capables de garantir des sièges ou d’améliorer significativement la position du parti dans des circonscriptions très disputées.

Cette nouvelle orientation traduit un tournant dans la stratégie électorale de l’Istiqlal. Le parti privilégie désormais le rassemblement et l’efficacité sur le terrain au détriment de la stricte orthodoxie idéologique. L’objectif affiché : renforcer son poids parlementaire et asseoir sa présence dans les grandes circonscriptions, considérées comme déterminantes pour l’issue des élections.

Néanmoins, cette démarche comporte des risques. Certains militants traditionnels perçoivent l’ouverture à des personnalités extérieures comme une menace à l’identité historique du parti. La direction, elle, parie sur le pragmatisme et estime que la bataille électorale se jouera sur les chiffres plutôt que sur les slogans, faisant de la conquête des grandes circonscriptions une priorité stratégique pour 2026.

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