Lors de la journée d’étude organisée par la Commission de l’enseignement, des affaires culturelles et sociales du Conseil des conseillers sur le projet de loi n°59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, Mohamed Regragui; membre de la Ligue des Indépendantistes, a souligné l’importance de ce débat pour l’avenir du système éducatif marocain.
Pour lui, cette rencontre illustre le niveau d’excellence atteint par le Royaume dans la conduite des grands débats stratégiques et s’inscrit dans la volonté de renforcer un système dont le rôle est central pour le développement économique et social. Regragui a rappelé que le renforcement de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique n’est plus un choix, mais une nécessité pour garantir compétitivité, innovation et société du savoir, citant en exemple la Chine et son investissement massif dans ces domaines.
Sur le plan national, l’intervenant a insisté sur la centralité de la réforme, conformément aux Hautes Orientations royales et aux politiques publiques. Selon lui, l’adoption du projet de loi tarde depuis plus de sept ans, alors que la mise en œuvre de la vision stratégique 2015 arrive à son terme.
Mohamed Regragui a également pointé certaines limites du projet n°59.24, notamment le risque de dispersion au sein de l’enseignement supérieur public avec l’introduction de nouveaux types d’établissements, sans clarification des mécanismes de coordination ni garanties suffisantes pour l’égalité et l’équité entre les institutions.
Pour conclure, il a appelé à un débat parlementaire approfondi afin de produire une législation équilibrée, en phase avec la vision nationale et les objectifs de modernisation et de consolidation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au Maroc.






