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Mohamed Ould Errachid : « La justice sociale est un pilier stratégique de l’État moderne »

Lors de l’ouverture du 10ème Forum Parlementaire International de la Justice Sociale à Rabat, le Président de la Chambre des Conseillers, Mohamed Ould Errachid, a exposé la vision marocaine de l’État social. Dans son allocution, il a souligné que l’équité n’est plus une simple option politique, mais le socle de la résilience face aux crises mondiales.

S’exprimant devant un auditoire composé de parlementaires et d’experts internationaux, Mohamed Ould Errachid a d’emblée inscrit cette édition dans un contexte de « mutations accélérées ». Selon lui, la justice sociale doit désormais être perçue comme un investissement stratégique indispensable à la stabilité des nations.

La fin du dilemme entre économie et social

L’un des points saillants de son discours a été la défense du modèle de développement marocain. M. Ould Errachid a affirmé que sous l’impulsion royale, le Royaume a fait le choix de la synthèse :

Conciliation des objectifs : Refus de l’arbitrage entre croissance économique et progrès social.

Indicateurs en hausse : Il a rappelé que cette approche a permis au Maroc d’intégrer le groupe des pays à « développement humain élevé », malgré les défis liés au piège du revenu intermédiaire.

La justice spatiale, condition de l’équité sociale

Pour le Président de la Chambre haute, la justice sociale demeure « incomplète » sans une dimension territoriale forte. S’appuyant sur les orientations royales, il a appelé à un changement de paradigme :

Abandon des approches traditionnelles : Passer d’une aide sociale classique à un développement régional intégré.

Répartition équitable : Garantir que les fruits de la croissance atteignent chaque territoire, sans distinction ni exclusion.

La gestion des crises comme preuve de résilience

M. Ould Errachid a également illustré son propos en citant la réactivité du Maroc face aux aléas récents, notamment les inondations dans le Nord et l’Ouest, le séisme d’Al Haouz et la pandémie de Covid-19. Pour lui, la gestion de ces événements témoigne d’un modèle de solidarité nationale où « la protection de la dignité humaine » reste la priorité absolue.

Il a toutefois alerté sur de nouvelles menaces qui pourraient fragiliser ces acquis, citant notamment la fracture numérique, les tensions géopolitiques et l’instabilité climatique.

Le Parlement, pivot de la mise en œuvre

En conclusion, Mohamed Ould Errachid a recentré le débat sur la mission parlementaire. Il a exhorté les élus à jouer pleinement leur rôle de « garants » à travers trois leviers :

Une législation de qualité adaptée aux réalités du terrain.

Un contrôle rigoureux de l’action gouvernementale.

Une évaluation permanente de l’impact réel des politiques publiques sur le quotidien des citoyens.

Son intervention a ainsi posé le cadre de référence du Forum, appelant à transformer les recommandations en actions concrètes pour bâtir une société plus juste et mieux préparée aux chocs futurs.

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