L’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, a annoncé une nouvelle orientation visant à renforcer la présence culturelle et éducative française dans les provinces du Sud du Royaume, notamment dans la ville de Laâyoune.
Lors de son intervention dans l’émission TFT Talks, le diplomate a évoqué plusieurs projets structurants menés en coordination avec les autorités locales. Parmi les initiatives annoncées figure la création d’une école internationale à Laâyoune, destinée à accueillir plus de 700 élèves, de la maternelle jusqu’au baccalauréat. Parallèlement, une antenne de l’Alliance Française devrait également voir le jour afin de promouvoir les échanges culturels et pédagogiques avec la population locale.
Christophe Lecourtier a souligné que ces régions ne disposaient historiquement pas d’une forte présence institutionnelle française, en raison du fait que le Sahara avait été placé sous administration de l’Espagne durant la période coloniale. Cette situation explique, selon lui, une implantation plus limitée des institutions françaises dans cette partie du Royaume par rapport à d’autres régions.
Sur le plan politique, l’ambassadeur est également revenu sur la position du président Emmanuel Macron concernant la question du Sahara, affirmant que le soutien de Paris s’inscrit dans un climat de confiance renforcée entre Rabat et Paris. Il a notamment salué les efforts de développement engagés par le Maroc dans ses provinces du Sud, estimant qu’ils ouvrent des perspectives positives dans une région confrontée à plusieurs défis géopolitiques.
Le diplomate a par ailleurs évoqué l’Initiative Atlantique du Maroc, qu’il considère comme un projet stratégique visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à la façade atlantique. Selon lui, cette initiative pourrait contribuer à la stabilité et au développement économique de l’ensemble de la région, tout en renforçant les liens avec l’Europe.
Sur le plan économique, Christophe Lecourtier a également mis en avant le potentiel énergétique des provinces du Sud, notamment dans le domaine des énergies renouvelables. Ces territoires, a-t-il indiqué, pourraient constituer un levier important pour renforcer la coopération franco-marocaine dans les années à venir.
L’ouverture annoncée de ces institutions à Laâyoune est ainsi perçue par plusieurs observateurs comme un signal politique et culturel fort, illustrant le renforcement des relations entre la France et le Maroc, ainsi que l’intérêt croissant porté par Paris au développement des provinces du Sud du Royaume.






