Des sources bien informées ont révélé à « Belpresse » les contours d’une tension politique silencieuse ayant accompagné le congrès constitutif de l’Alliance Démocratique Africaine pour la Liberté et le Progrès, qui s’est tenu à Casablanca du 12 au 14 février. Cet événement a mis en lumière des failles de coordination au sein de certaines composantes partisanes nationales et a redistribué les rôles des acteurs politiques sur la scène continentale.
Selon les données disponibles, Mohamed Joudar, secrétaire général de l’Union Constitutionnelle (UC), a réussi à imposer une présence remarquée durant les travaux du congrès. Le siège de son parti a notamment accueilli d’importantes délégations de dirigeants et de représentants de partis africains participant à l’assemblée générale constitutive. Une démarche interprétée par des sources politiques comme un message organisationnel et diplomatique fort, reflétant la volonté de l’UC de renforcer sa position dans l’ouverture partisane sur la profondeur africaine.
En revanche, l’absence de Mohamed Ouzzine, secrétaire général du Mouvement Populaire (MP), a été particulièrement notée malgré le travail préparatoire colossal effectué par une figure de proue de son parti. En effet, l’ancienne ministre Hakima El Haite présidait le comité préparatoire du congrès, rendant cette absence, selon les observateurs, incohérente avec l’ampleur de l’engagement organisationnel ayant précédé l’événement.
Une source privée rapporte que Hakima El Haite comptait sur ce congrès pour couronner son parcours préparatoire, avec l’ambition claire de prendre la présidence de cette nouvelle alliance. Cependant, le désistement d’Ouzzine — reçu seulement la veille du lancement, officiellement pour un engagement partisan à Timahdite près de Midelt — aurait provoqué son mécontentement et accentué le sentiment de confusion interne dans la gestion de cette participation.
Ces développements révèlent une course non avouée pour le positionnement des partis marocains au sein des initiatives à portée africaine. La présence ne se limite plus à une représentation formelle, mais dépend désormais de la capacité d’initiative et du tissage de relations internationales. Dans ce contexte, il semble que Joudar ait réussi à combler un vide politique et diplomatique, face à des rivaux ayant trébuché dans la gestion d’un moment clé qui aurait pu renforcer leur influence continentale.
Dans ce cadre, « Belpresse » a tenté à plusieurs reprises de joindre Hakima El Haite, mais son téléphone était hors service. De son côté, le secrétaire général du Mouvement Populaire, Mohamed Ouzzine, n’a pas répondu à nos appels.






