Nicolas Maduro, l’ex-président vénézuélien, comparaît ce lundi devant le tribunal fédéral du Southern District, à Manhattan. Les images diffusées par les médias américains montrent le dirigeant de 63 ans menotté et escorté par plusieurs agents lourdement armés. Sa comparution est prévue en fin d’après-midi devant un juge new-yorkais. Inculpé par la justice américaine pour narcoterrorisme, Maduro est détenu depuis son arrivée aux États-Unis dans une prison fédérale de Brooklyn.
Réaction française : critique de la méthode américaine
La capture de Maduro a provoqué une vive réaction à Paris. Critiqué pour sa première prise de position, le président Emmanuel Macron a affirmé lundi, lors du Conseil des ministres, que « la méthode utilisée » par Washington pour arrêter l’ex-président vénézuélien n’était « ni soutenue ni approuvée » par la France. Selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, le président a rappelé que Paris défendait « le droit international et la liberté des peuples ».
Les États-Unis affirment leur contrôle sur le Venezuela
Sur le plan politique, alors que la Cour suprême vénézuélienne a nommé Delcy Rodríguez présidente par intérim, l’ancien président américain Donald Trump a rappelé que les États-Unis étaient désormais « aux commandes » du pays. « Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse très controversée », a-t-il déclaré depuis Air Force One.
Opération américaine : 32 militaires cubains tués
Par ailleurs, La Havane a annoncé la mort de trente-deux Cubains lors de l’opération américaine au Venezuela. Tous appartenaient aux Forces armées révolutionnaires ou au ministère cubain de l’Intérieur et accomplissaient des missions à la demande des autorités vénézuéliennes, selon le gouvernement cubain. L’île a dénoncé une « attaque criminelle » des États-Unis et a décrété deux jours de deuil national.






