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La guerre des stocks, quand une phrase dit tout..!

Pr. Dr.-Eng. Ahmed BOUTAMO, PhD.
Conseiller indépendant du Président de la République française, SEM Emmanuel MACRON.

Il y a des moments où la géopolitique se résume en une seule ligne.

L’Allemagne vient de dire, en substance, qu’elle ne peut plus livrer directement à l’Ukraine des missiles de défense aérienne depuis ses réserves nationales, les stocks sont arrivés au bout.

Ce n’est pas “un désengagement”.
C’est un changement de nature, on bascule d’une aide “sur étagère” (ce qu’on a en stock) vers une aide industrielle (ce qu’on produit et finance). Et là, tout devient plus lent, plus complexe… et plus politique.

Ce que ça signifie, concrètement
1. La durée gagne sur l’événement. Une guerre longue se joue aussi dans les cadences d’usine, la chaîne d’approvisionnement, la planification.
2. La souveraineté devient un sujet de coalition. Qui finance ? Qui priorise ? Qui livre ? Et à quel rythme ?
3. La défense aérienne devient une économie de l’arbitrage. Intercepter coûte cher ; saturer coûte moins cher. La vraie bataille, c’est l’efficacité globale du système.

Et c’est ici qu’une approche “scientifique” aide, stocks, flux, délais, rendement marginal… On peut améliorer la résilience sans “plus d’annonces”, mais avec plus de méthode, planification, mutualisation, et outils d’aide à la décision (y compris IA) pour optimiser la logistique et la disponibilité.

Question ouverte, l’Europe est-elle prête à penser la défense comme une chaîne de valeur (industrie + gouvernance + financement), et pas seulement comme un inventaire ?
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