Selon une source gouvernementale, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a décidé de créer une commission technique interministérielle afin d’étudier la forte hausse des prix des carburants au Maroc enregistrée dans la nuit du lundi 16 mars, sur fond de tensions croissantes au Moyen-Orient et de leurs répercussions sur le marché mondial de l’énergie.
La même source a précisé que cette commission, mise en place par le chef du gouvernement, se penchera sur l’évaluation des répercussions des récentes augmentations des prix du gasoil et de l’essence, ainsi que sur leurs impacts directs sur le pouvoir d’achat des citoyens et sur les coûts du transport, de la production et des services.
La commission technique étudiera la possibilité de recourir à un plafonnement des prix des carburants, dans le but de limiter les hausses successives qui ont suscité une large vague d’inquiétude et de colère parmi les Marocains.
Les mêmes données indiquent également que parmi les options envisagées figure la suspension du système de libéralisation des prix des carburants, ce qui permettrait à l’État de reprendre un rôle direct dans la régulation du marché et le contrôle des niveaux de prix durant cette période sensible.
La commission devrait également examiner les moyens de redéfinir les marges bénéficiaires des acteurs du secteur, dans le cas où le système de libéralisation serait suspendu, ainsi que l’instauration de mécanismes de contrôle plus stricts afin de garantir une transparence réelle dans la fixation des prix et de lutter contre toute pratique visant à exploiter les tensions internationales ou la spéculation au détriment des consommateurs.
D’après la même source, les discussions au sein de la commission porteront aussi sur les moyens de renforcer l’intervention des autorités publiques dans la surveillance du marché des carburants, ainsi que sur l’examen de mesures capables de protéger le pouvoir d’achat et de restaurer la confiance dans les mécanismes de régulation du marché.
Les missions de la commission s’étendront également à la question du stockage, à travers l’étude d’une éventuelle révision de la politique adoptée dans ce domaine, et la détermination de l’entité chargée d’assurer le stock stratégique, afin d’éviter toute perturbation de l’approvisionnement ou déséquilibre en période de crise.
Ces développements interviennent dans un contexte marqué par la montée des revendications politiques, syndicales et associatives appelant à une intervention urgente du gouvernement pour mettre fin aux hausses successives des prix des carburants, compte tenu de leurs répercussions directes sur les prix des produits de base, des services et du transport.






