Lors de la journée d’étude consacrée au projet de loi n° 59.24 sur l’enseignement supérieur, lundi 5 janvier à la Chambre des Conseillers, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, a livré une réponse ferme et marquante aux interrogations des parlementaires et experts présents.
Au cœur des débats, plusieurs intervenants ont soulevé des problématiques liées à la gouvernance universitaire, à l’autonomie des établissements et à la manière dont les réformes seraient mises en œuvre sur le terrain. À ces questions, le ministre a réagi avec un mot d’esprit devenu le fil conducteur de sa réponse : « Les présidents d’université ne sont pas des papes ».
Par cette formule, Midaoui a voulu rappeler que l’autonomie universitaire, pilier central du projet de loi, ne doit pas être interprétée comme un pouvoir absolu des responsables d’établissement. « L’autonomie responsable que nous proposons dans ce projet n’est pas un blanc-seing. Elle implique responsabilité, coordination avec l’État et respect des standards nationaux », a-t-il précisé.
Le ministre a insisté sur le rôle de l’État comme garant de l’équilibre et de l’unité du système national, tout en donnant aux universités la marge nécessaire pour s’adapter à leur environnement socio-économique et académique. Selon lui, la réussite de cette réforme dépendra de la coopération entre gouvernance locale, corps professoral et pouvoirs publics, plutôt que de décisions unilatérales de quelques dirigeants.
En filigrane, Midaoui a réaffirmé que le projet de loi n° 59.24 vise à bâtir une université plus ouverte, performante et connectée à la société, où les responsabilités sont partagées et où le leadership s’exerce dans le respect des règles et des objectifs stratégiques nationaux.






