La décision prise par le Secrétariat d’État chargé de la pêche maritime, visant à restreindre l’exportation de la sardine fraîche et congelée pour une durée d’une année entière, a suscité une vive colère parmi les professionnels du secteur de la congélation des produits halieutiques. Ces derniers estiment que les justifications avancées pour légitimer cette mesure sont faibles, non fondées, et porteuses de conséquences graves sur l’équilibre industriel et social du secteur.
Les professionnels de la pêche maritime ont vivement critiqué ce qu’ils qualifient de mépris flagrant de la part du Secrétariat d’État à l’égard de la réalité des investissements des unités de congélation, dont les modèles économiques et financiers ont été construits autour de la sardine en tant que produit stratégique. Ils considèrent que la promotion de solutions alternatives, telles que le maquereau, traduit une totale déconnexion avec la réalité technique et économique dans laquelle opère ce secteur.
Selon eux, cette décision ne menace pas seulement la pérennité de centaines d’unités industrielles, mais fait également peser un risque direct sur plus de 13 000 emplois. Ils avertissent que le recours à l’argument du « marché local » pour justifier la fermeture d’unités de production en 2026 constitue un précédent dangereux et incompréhensible, sans équivalent même dans les pays aux politiques économiques les plus restrictives.
Dans ce contexte, les professionnels du secteur de la congélation ont souligné que la poursuite de cette approche unilatérale dans la prise de décision est susceptible de compromettre la paix sociale au sein de l’écosystème industriel maritime. Ils appellent à l’ouverture urgente d’un dialogue sérieux avec les autorités de tutelle, afin de revoir une décision qualifiée de non réfléchie et de garantir la protection des investissements nationaux face à des choix jugés éloignés des principes de bonne gouvernance économique et de responsabilité sociale.






