Les autorités américaines ont décidé d’inclure l’Algérie parmi les pays soumis à un nouveau dispositif de caution financière pour l’obtention d’un visa. Désormais, certains ressortissants algériens devront verser une caution pouvant atteindre 15 000 dollars lors du dépôt de leur demande. Cette mesure s’inscrit dans une politique plus large de Washington visant à renforcer le contrôle migratoire et à réduire les cas de dépassement de séjour légal aux États-Unis.
Avec cette décision, l’Algérie rejoint une liste élargie de pays concernés par ce mécanisme, qui compte désormais 38 États répartis principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Selon les autorités américaines, l’application de cette mesure pour les ressortissants algériens est prévue à partir du 21 janvier 2026.
Cette politique n’est pas nouvelle. Le Malawi et la Zambie figuraient déjà parmi les premiers pays concernés, avant que des restrictions plus sévères ne soient annoncées à l’encontre des demandeurs de visa du Zimbabwe, avec une entrée en vigueur fixée au 20 août 2025.
Washington justifie ce dispositif par plusieurs critères, notamment le taux élevé de dépassement de la durée de séjour par certains ressortissants étrangers. Les autorités américaines évoquent également des insuffisances dans les procédures de sélection et de vérification des demandeurs, ainsi que l’existence de programmes de citoyenneté par investissement ne comportant pas d’exigences strictes de résidence.
Cette nouvelle mesure pourrait avoir un impact significatif sur la mobilité des ressortissants des pays concernés, en alourdissant les conditions financières d’accès au territoire américain.






