Dans ce qui a été présenté comme un réveil tardif, le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires, Driss Lachgar, aurait créé la surprise en annonçant sa démission de la direction du parti, appelant à ouvrir la voie à une nouvelle génération de cadres pour prendre le relais.
Dans un communiqué au ton inhabituellement conciliant, il aurait reconnu que la décision de prolonger son quatrième mandat n’était pas appropriée, estimant qu’elle ne tenait pas compte des exigences du moment politique ni de la nécessité de renouvellement. Il aurait également admis que son maintien à la tête du parti avait constitué un frein à son évolution et à sa réconciliation avec sa base électorale.
Au-delà de cette annonce, Driss Lachgar aurait lancé un appel à l’ensemble des militants et dirigeants ayant quitté le parti, les invitant à revenir pour contribuer à la construction d’un « USFP du futur ».
La feuille de route évoquée aurait inclus l’organisation d’un congrès extraordinaire inclusif, la tenue d’une conférence nationale sur l’avenir du parti et l’adoption d’une démarche de réconciliation marquée par des excuses adressées aux militants et à l’opinion publique.
Cependant, au moment où ces annonces suscitaient analyses et réactions, il est apparu qu’il s’agissait en réalité d’un scénario fictif inspiré d’un poisson d’avril.
En effet, Driss Lachgar n’a ni démissionné, ni présenté d’excuses, ni engagé une quelconque ouverture du parti. La direction de l’USFP demeure inchangée, dans un contexte où ses détracteurs dénoncent une gouvernance jugée centralisée et éloignée des principes de démocratie interne.






