Le Maroc a consolidé sa position en tant qu’économie africaine la moins risquée en maintenant la notation « B1 », la meilleure attribuée sur le continent, selon le rapport « Atlas des risques pays 2026 », qui dresse un tableau nuancé de l’économie nationale, combinant des indicateurs de résilience notables et des défis structurels profonds, dans un contexte international marqué par l’accélération des mutations géopolitiques et la reconfiguration des échanges commerciaux mondiaux.
Cette évaluation positive s’explique par une croissance économique soutenue et une expansion industrielle continue, appuyées par des investissements dans des secteurs stratégiques et une amélioration relative des indicateurs macroéconomiques. Ces éléments renforcent l’attractivité du Royaume auprès des investisseurs internationaux et consolident sa position de plateforme régionale reliant l’Afrique et l’Europe.
En revanche, le rapport souligne la persistance de déséquilibres pesant sur l’économie, notamment au niveau du tissu entrepreneurial. Malgré l’amélioration du climat des affaires, les entreprises font face à des pressions croissantes. Les défaillances d’entreprises devraient se stabiliser en 2026 après avoir augmenté de 10 % en 2025.
Selon le rapport, cette situation s’explique principalement par les difficultés rencontrées dans les secteurs du commerce, de l’immobilier et du bâtiment, ainsi que par la persistance des retards de paiement, qui demeurent l’une des principales causes de fragilité financière des entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises.
Le rapport souligne enfin que le maintien et le renforcement futur de cette notation nécessitent la poursuite des réformes structurelles, l’amélioration des délais de paiement, le soutien à la compétitivité des entreprises, ainsi que l’accélération de la transformation industrielle et numérique, afin de permettre à l’économie marocaine de faire face aux défis extérieurs et de les transformer en opportunités de croissance durable.






