Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé à Rabat une réunion du Comité de pilotage de la réforme du système national de santé, consacrée au suivi de la mise en œuvre des différentes composantes de ce chantier stratégique, placé sous la Haute Sollicitude Royale et constituant l’un des piliers majeurs des réformes structurelles engagées par le Royaume.
Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement, Akhannouch a souligné, en ouverture de la réunion, que l’Exécutif poursuit, en parfaite cohérence avec les Hautes Instructions Royales, une mobilisation globale visant à asseoir les fondements d’un système de santé intégré, équitable et performant, plaçant la santé du citoyen au cœur des priorités nationales et répondant aux exigences et défis actuels.
Le Chef du gouvernement a insisté sur l’importance capitale de l’implication de l’ensemble des acteurs, aux niveaux central et régional, pour assurer la réussite de la mise en œuvre des groupements sanitaires territoriaux, considérés comme un levier essentiel pour la modernisation du système de santé et l’apport de solutions durables aux contraintes structurelles du secteur.
Dans ce cadre, il a mis en avant la dimension régionale comme une conviction gouvernementale solide visant à renforcer la gouvernance du secteur de la santé, à garantir la complémentarité fonctionnelle et la cohérence institutionnelle entre les différents établissements hospitaliers au sein de chaque région, tout en appelant à l’accélération de la réalisation des grands projets sanitaires, notamment les hôpitaux universitaires.
La même source précise que les travaux de la réunion ont principalement porté sur les conditions préalables nécessaires à la mise en œuvre effective des onze groupements sanitaires territoriaux, dont les décrets relatifs au démarrage de leurs compétences ont été adoptés par le Conseil de gouvernement en décembre 2025.
Les participants ont examiné les dispositifs organisationnels et institutionnels requis pour préparer le lancement des activités de ces groupements, en concertation avec les partenaires sociaux, en vue de la tenue de leurs conseils d’administration et de l’entrée effective dans la phase opérationnelle.
Ces groupements permettront l’élaboration de programmes médicaux régionaux intégrés, tenant compte des spécificités territoriales, contribuant à la diversification et à l’amélioration de l’offre de soins, ainsi qu’à une meilleure organisation des parcours de prise en charge, avec un impact direct sur la qualité des services offerts aux citoyens.
La réunion a également permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet d’unification du système d’information au sein des établissements de santé à l’échelle nationale, ainsi que sur la mise en œuvre du programme d’urgence de réforme du secteur de la santé, structuré autour de dix projets majeurs visant à améliorer rapidement la qualité des prestations et à restaurer la confiance dans les établissements publics de santé.
Le Comité a par ailleurs examiné l’avancement des projets de réhabilitation des infrastructures sanitaires. À cet égard, les centres hospitaliers universitaires de Laâyoune et de Rabat devraient être opérationnels au cours de l’année en cours, tandis que dix autres projets seront achevés en février 2026, offrant une capacité additionnelle d’environ 1 430 lits. Dix projets supplémentaires devraient être finalisés d’ici la fin de l’année 2026, avec une capacité supplémentaire estimée à 1 637 lits.
Concernant la réhabilitation des centres de santé de proximité à l’échelle nationale, le taux de réalisation a atteint 81 %, avec la réhabilitation de 1 130 centres, en attendant l’achèvement des travaux de 1 400 centres d’ici la fin du mois de janvier en cours.
La deuxième phase de ce programme sera lancée à partir de cette année et portera sur la réhabilitation de 1 600 centres de santé de proximité, dont 500 centres supplémentaires seront traités au cours de l’année en cours.
Ont pris part à cette réunion Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, Amine Tehraoui, ministre de la Santé et de la Protection sociale, Azzedine El Midaoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, ainsi que des représentants du Secrétariat général du gouvernement et Hassan Boubrik, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale.






