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Enseignement supérieur : grève nationale le 20 janvier et un sit-in devant le ministère

Le Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des œuvres universitaires, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), a annoncé l’organisation d’une grève nationale le mardi 20 janvier, accompagnée d’un sit-in de protestation devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur à Rabat, à partir de 11 heures. Cette mobilisation intervient pour dénoncer ce que le syndicat qualifie de « recul du ministère par rapport à ses engagements antérieurs » concernant les amendements liés au projet de loi n°59.24 régissant l’enseignement supérieur.

Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion de son bureau national, tenue le dimanche 4 janvier, le syndicat indique que la rencontre a porté sur les amendements adoptés par la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants, le 17 décembre 2025. Le syndicat a exprimé sa « vive indignation » face à la suppression de la référence explicite au statut particulier des fonctionnaires de l’enseignement supérieur dans l’article 84 du projet de loi.

Le communiqué affirme que le ministère de l’Enseignement supérieur est revenu « sans justification » sur l’accord antérieur portant sur l’intégration du décret relatif au statut des cadres administratifs et techniques dans le texte du projet, tout en ignorant les autres amendements revendiqués par le syndicat. Le bureau national a souligné que se limiter à la mention des établissements d’enseignement supérieur, sans inclure les personnels qui y travaillent, « ouvre la voie à des interprétations préoccupantes », appelant à l’unification des fonctionnaires du secteur au sein d’un statut équitable et incitatif, garantissant l’égalité des droits et des devoirs.

Le syndicat a également dénoncé la politique de procrastination et de tergiversation du ministère, évoquant le report répété des réunions de dialogue. Il a réaffirmé son attachement au programme de lutte décidé par son conseil national, en cas de poursuite de ce qu’il considère comme un désengagement des autorités gouvernementales.

La CDT a appelé l’ensemble des fonctionnaires et fonctionnaires femmes de l’enseignement supérieur à une participation massive à la grève et au sit-in, les qualifiant de « première étape d’un programme de lutte progressif ». Elle a averti que des formes de protestation inédites pourraient être engagées si le ministère ne respecte pas ses engagements ou si le dialogue attendu la semaine prochaine venait à être retardé.

Le bureau national a conclu son communiqué en réaffirmant le droit légitime de l’ensemble des fonctionnaires du secteur à un statut juste et équitable, inscrit dans le cadre de la fonction publique, appelant à la mobilisation et à l’unité syndicale pour la défense de la dignité des travailleurs de l’enseignement supérieur.

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