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Enseignement supérieur et CGEM signent une convention pour l’emploi et la compétitivité

Un nouveau pas vient d’être franchi dans le rapprochement entre l’université et l’entreprise au Maroc. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, et le président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, Chakib Alj, ont signé ce mardi à Casablanca une convention-cadre de partenariat stratégique visant à renforcer durablement les liens entre le monde académique et le tissu économique national.

Cet accord ambitionne d’instaurer un rapprochement structuré et pérenne, dans un contexte marqué par l’accélération des mutations technologiques et des exigences accrues en matière de compétitivité et d’employabilité. L’objectif central est d’améliorer l’adéquation entre les formations universitaires et les besoins évolutifs de l’économie nationale.

Dans son allocution, le ministre a souligné que cette convention traduit une volonté commune de rapprocher durablement les univers de la formation et de l’entreprise, dans une logique de complémentarité et de co-construction. Il a insisté sur le fait que l’amélioration de l’adéquation formation–emploi constitue un levier stratégique pour renforcer l’insertion professionnelle des diplômés et soutenir la dynamique de développement du pays. Selon lui, il ne s’agit pas d’un simple accord formel, mais du point de départ d’un partenariat opérationnel, fondé sur un engagement effectif de l’ensemble des parties prenantes.

De son côté, le président de la CGEM a mis en avant le potentiel du capital humain marocain, rappelant que le Royaume compte près de 1,1 million d’étudiants, dont 58 % de femmes, plus de 150 000 diplômés chaque année et environ 11 000 ingénieurs formés annuellement. L’enjeu, a-t-il affirmé, est de transformer ce vivier en compétences directement mobilisables au service de la croissance et des entreprises.

S’il reconnaît l’existence de collaborations entre universités et entreprises, Chakib Alj estime qu’elles demeurent souvent ponctuelles et insuffisamment structurées. La convention signée doit permettre, selon lui, de « changer d’échelle » grâce à des leviers concrets : meilleure identification sectorielle des besoins en compétences, adaptation continue des cursus, développement des stages et de la formation en alternance, et renforcement des synergies avec la recherche et l’innovation. Les fédérations sectorielles ainsi que les représentations régionales de la CGEM sont appelées à jouer un rôle central pour ancrer cette coopération dans les territoires.

Le partenariat repose sur plusieurs axes stratégiques. Il prévoit notamment la co-construction et l’actualisation des programmes de formation en concertation avec les acteurs économiques, le développement de l’alternance et des stages, le renforcement des dispositifs d’accompagnement à l’insertion professionnelle, ainsi que la promotion de la formation continue au profit des salariés. Des rencontres périodiques de dialogue, d’évaluation et de coordination entre universités et entreprises sont également prévues afin d’assurer le suivi et l’efficacité des actions engagées.

À travers cette convention, le ministère et la CGEM entendent ainsi passer d’initiatives isolées à une collaboration institutionnalisée et durable, avec l’ambition de bâtir un écosystème intégré capable d’améliorer concrètement l’adéquation formation–emploi et de renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

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