Par: Pr. Dr-Eng. Ahmed BOUTAMO
Ce samedi soir à 22h30, C’est avec une profonde douleur que j’ai appris, auprès de sa famille et de notre cercle proche, la disparition ce samedi soir de la Dr Hennou (Hannou) Allali Maâmar, figure majeure de la médecine marocaine et militante associative et politique infatigable.
Souvent présentée comme l’une des toutes premières femmes médecins du Maroc, son parcours a été mis en avant dans plusieurs productions, notamment par 2M qui la qualifie de “première femme médecin au Maroc”.
Une vocation née du monde rural, accomplie par l’excellence
Originaire d’Oulmès, issue d’un environnement rural et amazigh, elle a poursuivi ses études de médecine en France, à Montpellier, avant de revenir servir son pays.
Elle fut décrite comme une gynécologue et une médecin engagée, avec une pratique marquée par la proximité, l’écoute et la fidélité au serment.
Une vie de combat : femmes, dignité, ruralité
Surnommée par beaucoup une “pasionaria”, elle a incarné, pendant des décennies, un engagement constant pour :
• la promotion des droits des femmes,
• l’accès à l’éducation (notamment des filles du monde rural),
• et la dignité des territoires éloignés des centres de décision.
Un engagement politique reconnu
Son action s’est aussi exprimée en politique : elle est citée comme membre du Conseil de la présidence du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS).
Des hommages mérités
En 2016, l’IRCAM lui a rendu hommage à Rabat, en reconnaissance de son parcours et de son action au service de la femme marocaine, notamment amazighe.
En 2023, 2M a également consacré des contenus à son itinéraire et à sa force de caractère.
Aujourd’hui, au-delà des titres, il reste une présence : une femme de devoir, de courage et de loyauté, dont l’empreinte humaine restera vivante dans les mémoires.
À sa famille — qui m’est chère — j’adresse, avec émotion, mes condoléances les plus sincères.






