Face à ces projections, le rapport appelle à un renforcement des politiques nationales d’adaptation et de résilience climatique. Il recommande notamment d’investir dans la sécurité hydrique et agricole, de moderniser les infrastructures, de développer des systèmes d’alerte précoce et d’accélérer la transition vers les énergies propres afin de réduire les émissions responsables du réchauffement climatique.
La chercheuse en environnement et climat, Oumaima Khalil El Fenn, estime que ce rapport constitue « un signal d’alerte clair » pour les décideurs et la société civile. Selon elle, les conclusions ne sont pas surprenantes, mais reflètent l’interaction entre la dynamique climatique mondiale et les spécificités climatiques du Maroc.
Elle plaide pour le renforcement des capacités nationales en matière de prévision climatique, la révision des politiques de l’eau et de l’agriculture afin de réduire les pertes et d’optimiser l’usage des ressources, ainsi que l’intégration systématique des risques climatiques dans les projets d’urbanisme et d’infrastructures.
Au-delà des politiques publiques, le rapport souligne la nécessité d’une mobilisation élargie impliquant l’État, le secteur privé et la société civile, afin d’élaborer une feuille de route nationale capable de protéger les populations les plus vulnérables, de préserver les ressources naturelles et d’assurer un développement durable face aux défis climatiques actuels et futurs.






