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Chouki : le gouvernement accueille la critique constructive, mais refuse le nihilisme politique

Le président du groupe parlementaire du Rassemblement National des Indépendants (RNI) à la Chambre des représentants, Mohamed Chouki, a affirmé que le gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch n’a pas peur de la critique, mais qu’il l’accueille favorablement lorsqu’elle est responsable et constructive, visant la correction plutôt que la dénaturation.

Lors de la séance plénière consacrée à la discussion générale de la première partie du projet de loi de finances 2026, tenue ce jeudi à la Chambre des représentants, Chouki a dénoncé le nihilisme politique de certains courants de l’opposition, le qualifiant de « forme maladive de la pratique politique » qui transforme le débat public en « simple vacarme dénué de sens ».

« Ce qui est le plus dangereux pour la vie politique, c’est une opposition qui ne critique pas pour construire, mais pour affaiblir la confiance et éteindre l’espoir », a-t-il déclaré, ajoutant que certaines formations « doutent de tout et se moquent de chaque progrès ».

Le chef du groupe RNI a souligné que les groupes de la majorité gouvernementale sont fiers du travail accompli et des résultats concrets obtenus sur le terrain, rappelant que le gouvernement agit, décide et assume pleinement sa responsabilité devant la Nation.

Chouki a par ailleurs dénoncé ce qu’il a appelé « la double rhétorique de l’opposition », qui « réclame une baisse des impôts tout en refusant l’élargissement de l’assiette fiscale, et exige des augmentations salariales tout en rejetant la maîtrise des dépenses publiques — un paradoxe répété chaque année sans propositions alternatives crédibles ».

Le député a noté que l’opposition a présenté 325 amendements au projet de loi de finances, dont une partie alourdirait la charge fiscale des citoyens et des entreprises, tandis qu’une autre augmenterait les dépenses publiques sans compenser leur coût.

« La politique, a-t-il rappelé, n’est pas une course au nombre d’amendements, mais l’art de choisir entre le possible et l’utile. »

En comparaison, les groupes de la majorité ont soumis 23 amendements ciblés et pragmatiques, dont plusieurs ont été retenus par le gouvernement, portant notamment sur :

  • le renforcement de la compétitivité industrielle nationale,
  • le soutien à la transition et à l’efficacité énergétiques,
  • la simplification des déclarations fiscales pour les non-résidents,
  • l’allègement des impôts en fin de carrière pour les commerçants, et l’amélioration de la clarté des mesures de soutien au logement.

Ces propositions, a-t-il ajouté, traduisent une vision économique réaliste et responsable, conciliant justice sociale et équilibre budgétaire, investissement dans l’humain et stabilité macroéconomique.

Chouki a conclu en soulignant que le débat sur la loi de finances 2026 intervient dans un contexte international complexe et une conjoncture nationale exigeante, mais qu’il se déroule dans un climat de confiance grâce à la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et aux politiques économiques solides qui ont permis au Maroc de préserver sa stabilité financière et sociale, tout en poursuivant ses efforts pour réduire les disparités régionales et promouvoir le développement rural.

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