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CAN 2025 : Motsepe confirme que le TAS aura le dernier mot

Dans une démarche aux fortes implications en matière de réorganisation et de redressement au sein de la Confédération africaine de football, son président Patrice Motsepe a annoncé, ce dimanche au Caire, une série de décisions jugées audacieuses. Parmi celles-ci figure la désignation d’Adamu, directeur des compétitions, pour assurer les fonctions de secrétaire général, à la suite de la démission surprise du Congolais Véron Mosengo-Omba.

Lors de la conférence de presse tenue dans la capitale égyptienne, Patrice Motsepe a adopté un ton ferme, évoquant sans détour les controverses ayant marqué la dernière Coupe d’Afrique des nations, notamment la finale entre le Sénégal et le Maroc. « Nous devons tourner la page de ce qui s’est produit », a-t-il déclaré, en référence aux graves polémiques arbitrales ayant entaché cette rencontre.

Le président de la CAF a souligné que ces événements ont servi de catalyseur pour accélérer l’adoption de réformes structurelles visant à « réorganiser le paysage » du football africain. Il a ainsi annoncé des changements touchant tant aux règlements des compétitions qu’aux mécanismes d’arbitrage, dans une volonté affichée de renforcer les standards d’intégrité et de professionnalisme.

Par ailleurs, la démission de Véron Mosengo-Omba, annoncée via un communiqué publié sur la plateforme X, vient confirmer un climat administratif sous tension. Fort de plus de trente années d’engagement au service du football africain, l’ancien secrétaire général a indiqué se retirer pour se consacrer à des projets personnels, affirmant quitter ses fonctions « en toute sérénité » et laisser derrière lui une institution « plus prospère que jamais ».

Néanmoins, pour plusieurs observateurs du football africain, le timing de ces décisions traduit un message implicite de la part de la présidence de la CAF : la fin d’une ère de tolérance face aux dysfonctionnements administratifs et arbitrals.

Dans un contexte où des nations majeures, à l’instar du Maroc, affichent des ambitions croissantes, ces réformes apparaissent comme une tentative de repositionnement institutionnel, plaçant le nouveau responsable intérimaire de l’administration face à un test décisif quant à la capacité du football africain à se réformer de manière autonome.

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