À l’occasion de l’Aïd al-Fitr, célébré ce vendredi 20 mars 2026 les familles marocaines ont, une fois de plus, perpétué des traditions profondément ancrées, mêlant spiritualité, convivialité et héritage culturel transmis de génération en génération. Cette fête religieuse demeure un moment privilégié où les valeurs de partage, de solidarité et de rapprochement familial occupent une place centrale.
À l’approche de l’Aïd, les Marocains s’activent pour acquérir vêtements et tenues traditionnelles, tant pour eux-mêmes que pour leurs enfants, afin de célébrer cette occasion dans les meilleures conditions. Les préparatifs incluent également la confection de pâtisseries emblématiques telles que la ghriba, le fekkas et le kaab el ghzal, ainsi que l’achat de fruits secs destinés à garnir les tables familiales.
Au Maroc, l’Aïd al-Fitr est communément appelé « le petit Aïd », par opposition à l’Aïd al-Adha. Il constitue un moment de retrouvailles, marqué par le retour de nombreux citoyens vers leurs villes et villages d’origine, dans un élan collectif de rapprochement familial.
Dans la capitale Rabat, les célébrations se sont déroulées dans une atmosphère empreinte de ferveur et de joie. Dès les premières heures de la matinée, des milliers de fidèles ont convergé vers les mosquées et les esplanades dédiées à la prière, accompagnés de leurs proches, vêtus de tenues traditionnelles. Les mosquées de Rabat ainsi que celles de Témara ont connu une forte affluence, dans un climat de recueillement ponctué d’échanges de vœux et de salutations.
La prière de l’Aïd s’est déroulée dans une ambiance de piété, marquée par les invocations et les expressions de gratitude, avant que les fidèles ne se retrouvent pour partager des moments de convivialité. Les horaires de la prière ont varié selon les régions, conformément aux orientations des autorités compétentes.
Tout au long de la journée, les Marocains ont accordé une importance particulière à la visite des proches, amis et voisins. Cette tradition de silat ar-rahim (maintien des liens familiaux) se traduit par des échanges de visites et de vœux, accompagnés de gestes de générosité. Les enfants reçoivent des étrennes, tandis que les familles partagent repas et moments de convivialité.
Dans les grandes villes, l’activité ralentit sensiblement, en raison des déplacements vers les régions d’origine. À Tanger, certains profitent de cette occasion pour retrouver leurs familles à Fès, illustrant l’importance de cette fête dans le renforcement des liens sociaux.
Au-delà de cette dimension commune, chaque région du Maroc conserve ses spécificités culturelles. Dans le sud-est, par exemple, les habitants débutent la journée par un repas traditionnel à base de blé et de beurre, avant de participer collectivement à la prière. Les maisons restent ouvertes, favorisant les visites et les échanges dans un esprit d’hospitalité.
Les festivités se prolongent souvent en soirée, avec des rassemblements communautaires au cours desquels sont évoquées des questions locales ou renforcés les liens sociaux, avant de laisser place à des expressions culturelles comme la danse Ahidous, dans une ambiance festive.
Ainsi, l’Aïd al-Fitr 2026 confirme, une fois encore, son statut de moment fort de la vie sociale et culturelle au Maroc, où se conjuguent spiritualité, traditions et cohésion sociale.






