Par Meriem RMILI Députée parlementaire-Membre bureau politique
Le 8 mars n’est pas une journée de fleurs, de petits gadgets et de discours convenus. C’est un moment de vérité.
Les avancées majeures en droit des femmes sont le fruit d’une vision portée au plus haut niveau de l’État, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste.
La Moudawana, sa proposition de révision et les transformations engagées ont ouvert des portes que beaucoup croyaient impossibles à franchir.
Ces avancées doivent aussi énormément à la société civile, à ces femmes qui se battent dans les associations, souvent loin des projecteurs.
Pour ma part, j’ai grandi dans une famille où la question ne s’est jamais posée : filles ou garçons, même exigence, même droit à l’ambition.
Dans mon parcours professionnel, en expertise comptable et commissariat aux comptes, la compétence finit généralement par s’imposer… parfois avec le temps.
En politique, les choses sont différentes!
On crée des structures pour les femmes, on organise des conférences, on fait de belles photos, on multiplie les discours sur l’égalité.
Mais dès qu’une femme travaille, dès qu’elle dérange un ordre établi, certains réflexes ressurgissent.
Marginaliser. Contourner. Affaiblir.
Des méthodes anciennes… qui trahissent surtout la peur de perdre le contrôle.
Et le plus frappant n’est pas seulement l’attitude de quelques “petits” responsables enfermés dans une vision archaïque du pouvoir.
C’est aussi le silence de ceux qui savent très bien ce qui se passe… mais qui préfèrent regarder ailleurs.
Parce qu’au fond, défendre les femmes exige parfois une chose très simple : du courage.
Et le courage, en politique comme ailleurs, n’est pas toujours la qualité la mieux partagée.
La vérité est pourtant claire : la politique ne pourra pas rester éternellement le dernier bastion de ceux qui confondent leadership et domination.
Le Maroc avance. 🙌
Et ceux qui pensent encore pouvoir reléguer les femmes au second plan devront bien finir par comprendre une chose :
Les femmes marocaines avancent avec ou sans ceux qui manquent de courage pour marcher à leurs côtés.






