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Une nouvelle hausse du prix du gasoil attendue dès le 1er novembre

Les automobilistes marocains pourraient faire face à une nouvelle augmentation du prix du gasoil à partir du dimanche 1er novembre 2026. Selon des sources professionnelles cette hausse pourrait dépasser 50 centimes par litre, tandis que l’essence devrait enregistrer une baisse d’une ampleur similaire.

Cette nouvelle révision, dont le montant définitif reste à confirmer, intervient dans un contexte de fortes fluctuations des marchés pétroliers internationaux et après plusieurs augmentations successives qui ont considérablement alourdi les dépenses des ménages et des professionnels du transport.

À la mi-octobre, les prix du gasoil avaient connu une légère détente de 20 centimes par litre, après une augmentation de 80 centimes appliquée au début du mois. Ce recul limité n’avait toutefois pas suffi à compenser les hausses enregistrées depuis l’été. Dans plusieurs stations-service de Casablanca, le litre de gasoil s’affichait ainsi entre 15,90 et 16,15 dirhams après l’ajustement du 16 octobre, avec des différences selon les distributeurs et les points de vente.

Depuis la mi-juillet, le gasoil, carburant le plus consommé au Maroc, a connu une succession de révisions à la hausse. Son prix avait d’abord progressé d’environ 69 centimes à la mi-juillet, puis d’un dirham au début du mois d’août et de 65 centimes deux semaines plus tard. La tendance s’était poursuivie en septembre, avec deux augmentations de 6 et 34 centimes, avant une nouvelle hausse de 80 centimes au début d’octobre.

Au total, ces six augmentations successives représentent environ 3,54 dirhams supplémentaires par litre. Après la baisse de 20 centimes enregistrée à la mi-octobre, le renchérissement net s’établit autour de 3,34 dirhams par rapport aux niveaux observés à la mi-juillet. Si une nouvelle hausse de 50 à 70 centimes devait être appliquée le 1er novembre, l’augmentation cumulée du gasoil pourrait atteindre entre 3,84 et 4,04 dirhams par litre en moins de quatre mois.

Une évolution qui pèserait davantage sur les dépenses de transport, notamment pour les professionnels du secteur routier, les entreprises de livraison et les activités économiques fortement dépendantes du carburant. Cette nouvelle tension sur les prix intervient alors que les marchés internationaux des produits pétroliers raffinés connaissent une période de volatilité.

En octobre, les cours du diesel à faible teneur en soufre ont évolué à des niveaux élevés sur le marché européen, qui constitue une référence importante pour les importations marocaines de produits pétroliers. Les inquiétudes liées à l’approvisionnement énergétique, aux coûts du raffinage et aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent d’alimenter l’incertitude sur les marchés.

Toutefois, l’évolution des cours internationaux ne se répercute pas automatiquement ni immédiatement sur les prix affichés dans les stations-service marocaines. Les coûts de transport maritime, d’assurance, de stockage, le taux de change entre le dirham et le dollar ainsi que les conditions d’achat des cargaisons interviennent également dans la formation des tarifs.

À ces facteurs s’ajoutent les politiques commerciales des sociétés de distribution, qui procèdent généralement à des ajustements périodiques des prix. La hausse annoncée intervient également dans un contexte de débat sur la fiscalité appliquée aux entreprises du secteur des hydrocarbures.

Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit notamment, selon les dispositions présentées, l’application d’un taux d’imposition de 40 % aux entreprises exerçant des activités d’importation ou de distribution d’hydrocarbures lorsque leur bénéfice net atteint ou dépasse 100 millions de dirhams.

Cette mesure, qui vise les bénéfices des entreprises remplissant les critères prévus, ne constitue cependant pas une augmentation directe de la taxe appliquée à chaque litre de carburant. Son éventuel impact sur les prix à la pompe dépendrait notamment de la stratégie commerciale des entreprises concernées et de l’évolution de leurs coûts.

Au-delà des automobilistes, une nouvelle augmentation du gasoil pourrait avoir des répercussions sur les coûts de transport des marchandises et sur les charges d’exploitation de plusieurs secteurs économiques. Le carburant représente en effet un poste de dépenses important pour les transporteurs routiers, les agriculteurs et de nombreuses petites entreprises, ce qui rend ces activités particulièrement sensibles aux fluctuations des prix.

Depuis la libéralisation du marché des carburants, à la fin de l’année 2015, les prix à la pompe évoluent en fonction des conditions du marché, sans être directement administrés par l’État. Dans l’attente de la prochaine révision tarifaire, prévue le 1er novembre, les consommateurs restent donc suspendus aux annonces des distributeurs.

Si la hausse envisagée se confirme, elle marquera un nouvel épisode de renchérissement du gasoil, après un répit de courte durée à la mi-octobre, relançant les préoccupations autour du pouvoir d’achat et des coûts de transport au Maroc

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