La cheffe du gouvernement, Fatima Zahra El Mansouri, a placé la lutte contre la corruption, les rentes et les conflits d’intérêts au cœur des priorités de son mandat. Pour elle, restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions passe impérativement par la moralisation de la vie publique et politique, en veillant à lier systématiquement l’exercice des responsabilités à la probité et à la transparence.
En présentant le programme gouvernemental devant le Parlement, ce lundi, Mme El Mansouri a annoncé la volonté de l’exécutif de renforcer l’arsenal national en matière d’intégrité. Plusieurs mesures législatives strictes sont ainsi prévues pour mieux surveiller l’origine des patrimoines et prévenir les conflits d’intérêts, notamment la criminalisation de l’enrichissement illicite, l’obligation accrue de déclarer ses biens et la sanction de la fuite d’informations visant à obtenir des privilèges indus.
Sur le plan économique, la cheffe du gouvernement a promis une refonte en profondeur des marchés pour briser les monopoles et stimuler une saine concurrence, en étroite collaboration avec le Conseil de la concurrence. Des mécanismes renforcés seront également mis en place pour auditer les marchés publics et traquer d’éventuelles ententes lors des appels d’offres.
Enfin, Mme El Mansouri a dévoilé une mesure forte pour soutenir l’économie réelle : désormais, 30 % de la valeur des marchés publics seront réservés aux petites et moyennes entreprises (PME) marocaines. Une initiative pensée pour leur donner un accès plus large à la commande publique et stimuler leur rôle moteur dans le tissu productif national.





