Belpresse a appris de sources privées que le Parti Authenticité et Modernité (PAM) a arrêté son choix sur Ahmed Touizi comme candidat à la présidence de la Chambre des représentants, lors de la séance d’élection attendue demain mardi. Les noms de Mohamed Sabari et d’Abdellatif Ouahbi avaient également circulé.
Ce choix place Touizi aux portes de l’un des postes les plus sensibles des institutions de l’État, le président de la Chambre des représentants dirigeant la première chambre du pouvoir législatif, à un moment où se dessinent les contours de la majorité gouvernementale et l’architecture politique de la nouvelle législature.
Selon les informations disponibles, le choix de Touizi ne tient pas seulement à son expérience au sein de l’institution législative : ses bonnes relations avec les différents groupes parlementaires, y compris les composantes de l’opposition, en particulier le Parti de la justice et du développement (PJD), y ont également contribué. Ce qui fait de lui un nom susceptible de rassembler un consensus plus large lors du scrutin.
Le dirigeant du PAM a également tiré profit de sa position au sein du courant de Marrakech et de son savoir-faire dans la gestion des équilibres internes du parti, malgré la présence d’autres profils envisagés pour le poste.
Touizi a accumulé une longue expérience politique et parlementaire de plus de trente ans, répartie sur cinq législatures. Durant la législature précédente, il a présidé le groupe du PAM à la Chambre des représentants, ce qui fait de lui l’un des cadres du parti connaissant le mieux les coulisses de l’institution législative et ses rouages internes.
Originaire de la région Marrakech-Safi, Touizi figure parmi les visages les plus expérimentés du PAM. Il a su conserver sa présence au Parlement ainsi qu’un réseau de relations étendu entre la majorité et l’opposition, autant de facteurs qui semblent avoir fait pencher la balance en sa faveur pour diriger la Chambre dans la période à venir.
Il convient de rappeler que la Chambre des représentants tiendra demain mardi, à 15 h, une séance publique consacrée à l’élection de son président, en application des dispositions de l’article 62 de la Constitution et de l’article 48 du règlement intérieur de la Chambre, le vote ayant lieu au scrutin secret.






