Les contours du prochain gouvernement commencent à se préciser, l’Istiqlal pourrait y occuper une place importante avec au moins six portefeuilles ministériels, à l’issue des négociations menées entre la cheffe du gouvernement désignée Fatima Zahra El Mansouri et le secrétaire général du parti Nizar Baraka.
Selon des sources bien informées, la rencontre tenue mercredi au siège du Parti Authenticité et Modernité à Rabat a été consacrée à l’architecture du futur exécutif et à la répartition des départements ministériels. Les discussions auraient notamment porté sur les secteurs susceptibles de revenir au parti de l’Istiqlal.
Le parti de l’Istiqlal devrait disposer d’une représentation plus importante que sous le gouvernement sortant d’Aziz Akhannouch. Les mêmes sources évoquent « au moins six portefeuilles », ce qui placerait l’Istiqlal au deuxième rang des partis les mieux représentés au sein du futur exécutif, derrière le PAM.
Nizar Baraka mandaté par le Conseil national de son parti pour conduire les négociations aurait notamment insisté sur le maintien de plusieurs secteurs dans le giron de l’Istiqlal. Parmi les départements évoqués figurent l’Équipement et l’Eau les Transports, le Commerce et l’Industrie.
À l’issue de cette troisième séance de négociations, le secrétaire général de l’Istiqlal aurait quitté le siège du PAM « satisfait », après avoir atteint « la plupart de ses objectifs » rapportent les mêmes sources.
En parallèle, Fatima Zahra El Mansouri avance dans la constitution de sa future majorité. Celle-ci devrait s’articuler principalement autour de quatre formations : le PAM, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS).
Les consultations doivent se poursuivre ce jeudi avec Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP et Nabil Benabdallah secrétaire général du PPS. Les discussions devraient notamment porter sur le nombre et la nature des portefeuilles qui pourraient être attribués aux deux formations.
Selon les informations disponibles, l’USFP et le PPS ne devraient pas obtenir plus de trois portefeuilles chacun. Fatima-Ezzahra El Mansouri privilégierait en effet la formation d’un gouvernement resserré, dont le nombre de ministères ne dépasserait pas les 25 ministères.






