Le rythme s’accélère à Rabat. La Cheffe du gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri, a ouvert ce lundi la seconde phase des consultations politiques en vue d’arrêter l’architecture du futur exécutif. Cette accélération intervient au lendemain du feu vert accordé par le Conseil national du Parti Authenticité et Modernité (PAM), lui conférant un mandat plein et entier pour conduire les négociations.
Dès ce matin, les rencontres individuelles ont repris. Parmi les figures politiques reçues figure Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS). D’autres entretiens bilatéraux sont prévus tout au long de la journée avec les dirigeants des formations politiques habilitées par leurs instances à négocier leur participation.
Si l’hypothèse d’une alliance élargie — associant les partis du bloc national au PAM, arrivé en tête du scrutin — alimente les discussions, la prudence reste de mise. Dans les coulisses des négociations, on indique que ce tour de table se poursuit sans conclusion définitive pour le moment, laissant la porte ouverte à différentes formules de coalition.
La journée de mardi s’annonce cruciale pour plusieurs formations politiques. Le Comité central du PPS doit notamment se réunir pour évaluer l’état d’avancement des discussions et acter la position officielle du parti quant à sa participation au gouvernement.
Pour Fatima Ezzahra El Mansouri, l’enjeu est désormais autant politique que calendaire. L’ouverture solennelle de la session parlementaire par le Roi Mohammed VI, prévue ce vendredi, impose un calendrier particulièrement serré. La Chef du gouvernement désignée doit ainsi intensifier les échanges pour dégager au plus vite une majorité claire et cohérente.
Coalition gouvernementale : Fatima Ezzahra El Mansouri passe au second tour des consultations






