Le roi Mohammed VI pourrait effectuer une visite d’État en France au cours de la troisième semaine de janvier 2027. Au cœur de cette échéance diplomatique majeure : la signature imminente d’un traité bilatéral d’envergure, taillé sur le modèle du Traité du Quirinal qui lie Rome et Paris.
C’est une information de taille révélée par La Tribune Dimanche dans son édition du 27 septembre 2026. Alors que les diplomaties marocaine et française s’activent en coulisses pour cimenter leur partenariat, le palais de l’Élysée aurait officiellement proposé au Cabinet royal d’accueillir le souverain marocain durant la troisième semaine de janvier 2027. Les dates définitives de cette visite hautement symbolique devraient être scellées dans les prochaines semaines.
Un traité bilatéral de nouvelle génération
Au-delà du faste protocolaire, le plat principal de cette visite réside dans un projet de traité bilatéral d’une portée stratégique majeure. Selon une source diplomatique citée par le quotidien français, les négociations ont atteint un stade avancé, couronnées par une dernière session de travail menée par les commissions mixtes le 21 septembre.
Inspiré du Traité du Quirinal — signé entre la France et l’Italie en 2021 —, ce texte vise à doter Rabat et Paris d’un cadre institutionnel inédit et pérenne. Pour le Quai d’Orsay, ce type d’accord constitue un levier d’intégration et de coordination d’une efficacité redoutable, structurant la coopération bilatérale dans des secteurs aussi variés que la politique, l’économie, l’éducation, la culture, la sécurité et la défense.
L’impulsion d’un « partenariat d’exception »
Ce nouveau jalon diplomatique s’inscrit dans la droite ligne de la lune de miel institutionnelle inaugurée en octobre 2024 lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron au Maroc.
À cette occasion, le roi Mohammed VI et le président français avaient acté un tournant historique en élevant leurs relations au rang de « partenariat d’exception renforcé ». Une feuille de route globale, stable et taillée pour durer, qui embrasse des secteurs d’avenir et de souveraineté :
Économie et infrastructures : Investissements conjoints et grands chantiers.
Transition écologique : Énergies renouvelables, gestion de l’eau et développement durable.
Souveraineté technologique et humaine : Intelligence artificielle, éducation, recherche scientifique et culture.
Sécurité : Lutte antiterroriste, coopération militaire et gestion concertée des flux migratoires.
Un calendrier ajusté pour une ambition à la hauteur des enjeux
Initialement pressentie plus tôt, la visite royale avait été reportée à début 2027, comme l’avait révélé le quotidien Le Monde dès le mois de juillet dernier. Un délai technique jugé indispensable pour peaufiner l’architecture juridique et politique du fameux traité bilatéral.
Pour y parvenir, un comité ad hoc de onze personnalités éminentes (marocaines et françaises) a été mandaté pour dessiner les contours de cette relation renouvelée, ratissant large de la diplomatie économique à la société civile. Tout est donc mis en œuvre pour faire de ce sommet de janvier 2027 la pierre angulaire d’un axe Rabat-Paris plus fort que jamais.





