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Législatives 2026 : Entre campagnes et métropoles, la nouvelle géographie des forces politiques

La répartition des sièges à la Chambre des représentants issue des dernières élections législatives met en évidence un contraste saisissant dans l’implantation géographique des principales forces politiques du pays. L’analyse des résultats démontre que si le monde rural constitue le principal levier de victoire pour la majorité des grands partis, les grandes agglomérations urbaines restent le bastion quasi exclusif d’autres formations, dessinait ainsi une cartographie parlementaire duale.

Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) s’impose en tête du scrutin avec 97 sièges au total, portés massivement par les circonscriptions rurales où il décroche 63 sièges, contre 34 dans les centres urbains. Une tendance similaire s’observe chez le Rassemblement National des Indépendants (RNI), qui engrange 40 de ses 66 sièges en milieu rural (contre 26 en ville), ainsi que chez le Parti de l’Istiqlal (PI), dont la récolte rurale s’élève à 36 sièges sur un total de 65 (contre 29 en zone urbaine). À l’inverse, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) affiche un profil électoral diamétralement opposé : sur les 54 sièges remportés par la formation lampiste, 43 proviennent directement des villes et grands centres urbains, contre seulement 11 en zone rurale.

Bien que chaque formation conserve une présence transversale sur l’ensemble du territoire, ces données confirment que la sociologie électorale marocaine demeure structurée par des dynamiques territoriales distinctes. Les campagnes et zones rurales continuent de peser d’un poids décisif dans le rapport de force politique global, tandis que le milieu urbain répond à des logiques de vote sensiblement différentes.

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