La bataille électorale dans la circonscription de Rabat-Océan a dépassé le cadre d’un simple affrontement local entre candidats. L’attribution définitive de l’un des quatre sièges a entraîné un réajustement dans la carte de la représentation partisane, après que le Mouvement Populaire (MP) a réussi à arracher un siège au Parti de l’Istiqlal (PI), une issue qui réordonne les calculs liés au bilan des deux formations lors des élections législatives du 23 septembre.
Selon des données obtenues auprès d’une source informée, Nabil Dokhchi, candidat du Mouvement Populaire, a réussi à trancher l’élection en sa faveur en devançant le candidat du Parti de l’Istiqlal, Abdelilah Bagui (El Bouzidi), avec un court écart. Il conserve ainsi le siège qu’il avait remporté lors des législatives de 2021.
Ce résultat revêt une importance particulière compte tenu de la nature de la circonscription de Rabat-Océan, considérée comme un pôle à forte présence politique et ayant été le théâtre d’une vive compétition entre plusieurs figures et partis, avant de se conclure par l’attribution de l’un des quatre sièges au Mouvement Populaire.
Abdelilah Bagui cherchait à maintenir le siège qu’il avait décroché lors du précédent scrutin, mais ces nouvelles données ont inversé la tendance, offrant à Nabil Dokhchi l’opportunité de réintégrer le Parlement pour la même circonscription, un développement marquant sur le plan électoral pour le MP au sein de la capitale.
La portée de cette évolution dépasse les frontières de Rabat et se répercute directement sur le mode de calcul du bilan national des deux formations. Les données annoncées par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, à l’issue du scrutin du 23 septembre, attribuaient au Mouvement Populaire 29 sièges, contre 65 pour le Parti de l’Istiqlal.
Toutefois, les ajustements enregistrés rendent l’opération de décompte plus complexe. Le MP avait en effet perdu un siège dans la circonscription de Tinghir au profit du Parti de l’Istiqlal, avant de récupérer un autre siège à Rabat-Océan aux dépens de ce même parti.
Ainsi, le siège obtenu par le Mouvement Populaire à Rabat ne s’ajoute pas en net à son solde national, mais vient compenser celui perdu à Tinghir. En conséquence, le total du MP se stabilise à 29 sièges, tandis que celui de l’Istiqlal reste maintenu à 65 sièges, selon cette mise à jour qui intègre simultanément les deux changements.
cette situation reflète avec plus de précision la dynamique des résultats finaux, montrant qu’une hausse ou un recul à l’échelle nationale ne saurait se lire à travers le seul prisme d’une unique circonscription, en particulier lorsque des variations compensatoires surviennent ailleurs.
Le cas du Mouvement Populaire et de l’Istiqlal illustre nettement cette réalité : alors que le MP perdait un siège à Tinghir selon les nouvelles données, il est parvenu à récupérer un siège à Rabat-Océan, maintenant son bilan global inchangé, tout comme celui de l’Istiqlal resté stable après la prise en compte de cet échange de sièges.
Cette équation met en lumière la forte rivalité qui a caractérisé la compétition dans plusieurs circonscriptions électorales, où certains sièges se sont joués à de faibles écarts entre candidats, rendant les résultats susceptibles d’ajustements au fur et à mesure du dépouillement complet, du centralisation des procès-verbaux et de la validation définitive dans certaines zones.
La circonscription de Rabat-Océan bénéficie d’une spécificité additionnelle en tant que zone urbaine au cœur de la capitale ne comptant que quatre sièges. Le transfert d’un seul siège entre deux partis y exerce un impact direct sur la lecture politique locale, même sans modifier le bilan national global de chacun.
Pour Nabil Dokhchi, cette issue concrétise la préservation de son mandat parlementaire au terme d’un nouveau duel électoral, lui qui avait représenté la circonscription lors de la précédente législature. Pour le Mouvement Populaire, conserver ce siège à Rabat garantit le maintien de sa présence dans l’une des circonscriptions les plus emblématiques de la capitale.
Du côté du Parti de l’Istiqlal, la perte du siège à Rabat trouve sa compensation dans le siège obtenu à Tinghir d’après les récentes données, ce qui explique la stabilité de son total général plutôt que l’enregistrement d’une baisse nette.
Ces ajustements surviennent alors que les résultats provisoires avaient esquissé un nouveau paysage parlementaire, marqué par la première place du Parti Authenticité et Modernité (PAM) avec 97 sièges, suivi du Rassemblement National des Indépendants (RNI) avec 66 sièges, puis de l’Istiqlal avec 65 sièges, du PJD avec 54 sièges, tandis que le Mouvement Populaire se positionne ensuite avec 29 sièges.
Ces données actualisées confirment que la lecture des résultats ne saurait reposer uniquement sur les chiffres préliminaires, d’autant que de nouveaux détails continuent de se préciser au niveau des circonscriptions locales. Chaque siège transféré d’un parti à un autre est susceptible d’ajuster un classement ou de compenser une perte préalable, sans pour autant altérer le bilan d’ensemble.
Législatives à Rabat-Océan : Le Mouvement Populaire récupère son siège aux dépens de l’Istiqlal






