Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane, a exprimé son inquiétude face à ce qu’il présente comme des difficultés liées à la non-remise de procès-verbaux de bureaux de vote aux représentants de son parti dans plusieurs circonscriptions, au lendemain des législatives du 23 septembre 2026. Il a également affirmé que le ministre de l’Intérieur ne répondait désormais plus à ses appels concernant ces situations.
Ces déclarations ont été faites lors d’une réunion de la commission centrale chargée de la gestion de la campagne électorale du PJD, à laquelle participait par visioconférence son adjoint, Driss Azami El Idrissi. Ce dernier a fait état de quatre plaintes reçues par le parti concernant, selon lui, des refus de remettre les procès-verbaux à ses observateurs.
D’après Azami, les cas signalés concernent les circonscriptions de Fahs-Anjra, El Kelaâ des Sraghna, Sidi Kacem et Taza. Il a affirmé que des représentants du PJD attendaient toujours devant les lieux concernés pour obtenir les documents, malgré leurs demandes répétées et leurs rappels des dispositions légales et des instructions du ministère de l’Intérieur.
Benkirane a qualifié cette situation d’« incompréhensible », rappelant que son parti avait abordé ces élections, selon ses termes, dans un climat de concertation avec le ministre de l’Intérieur et les responsables de son département.
Le secrétaire général du PJD a indiqué qu’Abdelouafi Laftit avait jusque-là répondu à ses sollicitations et était intervenu, selon lui, pour résoudre certains problèmes portés à sa connaissance. Il a toutefois affirmé que le ministre n’avait pas répondu à son dernier appel, qui concernait, d’après le contexte de ses déclarations, la situation à Sidi Kacem.
« J’espère, Monsieur le ministre, que vous prendrez les mesures nécessaires afin que ce processus arrive à son terme de manière relativement honorable », a déclaré Benkirane, appelant à une intervention dans les quatre circonscriptions citées.
Il a estimé que la persistance de telles situations pourrait, de son point de vue, susciter des interrogations sur l’intégrité du processus électoral, affirmant que le parti qui arrivera en tête devra le faire « par mérite » et non à travers ce qu’il considère comme des pratiques irrégulières.
Benkirane a également prévenu que le PJD pourrait protester et engager des démarches juridiques si la situation perdurait, tout en affirmant ne pas souhaiter que de telles controverses affectent l’image du pays.
Évoquant plus particulièrement Fahs-Anjra, il a par ailleurs affirmé qu’une candidate, initialement réticente à se présenter, aurait été reçue par le gouverneur de la province et aurait obtenu des assurances quant au déroulement démocratique du scrutin.
De son côté, Driss Azami a indiqué que la direction du PJD avait demandé à ses représentants concernés de ne pas quitter les bureaux de vote avant d’avoir obtenu les procès-verbaux, considérant leur remise comme un droit.
Ces déclarations interviennent alors que le PJD poursuit la collecte de ses procès-verbaux et des résultats du scrutin. Les faits dénoncés par ses responsables restent, à ce stade, présentés comme des affirmations du parti.






