Interrogée sur la radio Cadena Ser, la ministre espagnole de la Jeunesse et de l’Enfance, Sira Rego, a fait le point sur la situation des mineurs arrivés à Sebta fin juillet, affirmant que si certains dossiers de regroupement familial seront finalisés prochainement, la majorité d’entre eux a vocation à demeurer sur le territoire espagnol.
Une protection inconditionnelle et des retards administratifs
Sira Rego a rappelé que la législation espagnole protège tout mineur de manière égale, indépendamment de sa nationalité. Elle a également pointé du doigt les lenteurs du Maroc pour faciliter les retours, tout en précisant qu’environ 600 dossiers étaient déjà en suspens avant la crise. Les nouvelles demandes de regroupement familial devront quant à elles être déposées dans les tout prochains jours.
Pression sur les autorités locales de Sebta
Abordant le cas des jeunes encore livrés à eux-mêmes dans les rues, la ministre a rappelé que la gestion de ces mineurs relève de la compétence de la ville, qui dispose pour cela d’une dotation de 90 millions d’euros.
Alors que l’État estime avoir rempli sa part, Sira Rego a exhorté le président de Sebta à signer la convention proposée pour permettre leur transfert vers la péninsule. Pour ce faire, 500 places ont d’ores et déjà été mobilisées par Madrid.






