À l’approche des prochaines élections législatives, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) entend faire entendre sa différence. En réaction à ce qu’il qualifie de marchandisation de la vie politique, le secrétaire général du parti, Mohamed Nabil Benabdallah, mise sur une stratégie fondée sur la jeunesse, la parité et le renouvellement des élites.
Le pari de la jeunesse et de la parité
S’exprimant lors de l’émission « Sa’at Al Sarahah » sur 2M, Nabil Benabdallah a dévoilé la ligne stratégique du parti du « Livre » :
9 femmes positionnées en tête de listes locales.
Plusieurs candidats de moins de 35 ans investis pour la première fois.
Un ancrage militant : Sur 92 candidats dans les circonscriptions locales, seuls 5 proviennent d’autres formations.
Une critique virulente du paysage électoral
Le leader du PPS s’est montré particulièrement incisif envers les pratiques en cours sur la scène politique marocaine :
Condamnation de la transhumance : Il a qualifié les mouvements de candidats entre partis de « misérable mercato électoral » dénaturant l’engagement politique.
Tensions de la majorité : Il a dénoncé les rivalités au sein de l’alliance gouvernementale, y voyant une « monstruosité politique » renvoyant une image dégradée de l’action publique.
Ralliements ciblés : Il a mis en avant l’adhésion de figures de la gauche progressiste comme Abdelhadi Khairat, venu de l’USFP à la suite de divergences doctrinales, pour illustrer l’attractivité du PPS comme voix de gauche affirmée.
La participation citoyenne comme condition du succès
Pour le PPS, le véritable enjeu du scrutin réside dans la lutte contre l’abstentionnisme :
Mobilisation des déçus : Rapprocher les citoyens — en particulier les femmes et les jeunes — des urnes pour redonner de la crédibilité aux institutions.
Assainissement du climat politique : Apport de garanties d’apaisement avant le vote, notamment par la libération de détenus, à l’image de ceux associés au dossier « Génération Z ».
Responsabilité partagée : Nécessité d’avoir des partis indépendants et courageux pour surmonter le désamour démocratique.
En se posant en alternative éthique et programmatique, le PPS tente d’orienter le débat électoral vers une confrontation d’idées plutôt qu’une bataille d’influences.
Législatives : Le PPS mise sur la jeunesse et fustige le « mercato politique »






