À l’approche des législatives du 23 septembre 2026, la question du statut des ministres candidats suscite un débat grandissant. Le maintien de leurs prérogatives exécutives complètes pose un problème de fond : comment concilier fonctions gouvernementales, neutralité de l’État et équité entre les candidats ?
Le dilemme de la neutralité et de la gestion des affaires courantes
Pour éviter tout risque d’abus de pouvoir ou de suspicion d’utilisation des moyens publics, une option se dessine : limiter le rôle des ministres candidats à la simple gestion des affaires courantes. L’administration opérationnelle et la signature des actes courants (hors décisions financières) seraient ainsi déléguées aux secrétaires généraux, garantissant la continuité du service public sans biaiser la compétition.
Entre droits politiques et risques de dérive
Si la tentation de restreindre les déplacements des ministres dans leurs fiefs électoraux existe pour prévenir les campagnes prématurées ou l’annonce stratégique de projets de développement, une interdiction totale se heurterait à leurs droits constitutionnels. Tout l’enjeu réside dans un équilibre subtil : préserver leurs droits civiques sans altérer l’impartialité de l’administration.
Des investitures de haut niveau sur l’ensemble du territoire
La liste des membres du gouvernement en lice illustre l’importance des enjeux locaux pour l’exécutif :
Ahmed El Bouari (Agriculture) à Ouezzane
Azzedine El Midaoui (Enseignement supérieur) à Rehamna
Mohamed Bensaid (Culture) à Rabat-Al Mohit
Adib Benbrahim (Logement) à Rabat-Hassan
Sabri (Emploi) à Béni Mellal
Mustapha Baitas (Porte-parole du gouvernement) à Sidi Ifni
Lhoussaine Saadi (Artisanat) à Taroudant Nord
Zidane à Youssoufia
Fatim-Zahra Mansouri à Marrakech
Abdellatif Ouahbi à Taroudant
Nizar Baraka à Larache
Un précédent démocratique à concrétiser
Le recours à la gestion des affaires courantes en fin de législature constitue une tradition éprouvée dans la pratique politique marocaine. Elle protège les institutions contre les accusations de favoritisme sans paralyser l’État. Alors qu’aucune décision officielle n’a encore été actée au début du mois de septembre, la mise en place de règles claires reste un gage crucial pour préserver la confiance des électeurs et la crédibilité du scrutin.
Législatives 2026 : Le dilemme de la neutralité face aux ministres candidats






